L'oxygène de la comète Tchouri est plus ancien que notre système solaire

La sonde Rosetta avait découvert de l'oxygène sur la comète en octobre dernier.

Une image de synthèse du robot Philae quittant la sonde Rosetta pour rejoindre la comète Tchouri, diffusée par l\'Agence spatiale européenne le 10 novembre 2014.
Une image de synthèse du robot Philae quittant la sonde Rosetta pour rejoindre la comète Tchouri, diffusée par l'Agence spatiale européenne le 10 novembre 2014. (ESA / ATG MEDIALAB / AFP)

C'est une découverte surprenante. L'oxygène détecté en octobre sur la comète Tchouri est "plus ancien que le système solaire et provient du milieu interstellaire", selon une étude du CNRS publiée mercredi 1er juin dans la revue The Astrophysical Journal Letters (en anglais).

Les comètes sont des agrégats de petits grains de glace, qui se sont formés dans la nébuleuse protosolaire (le nuage de gaz et de particulaires qui a fini par donner naissance à notre système solaire). L'oxygène contenu dans la "chevelure" de Tchouri est pourtant plus ancien que cet événement cosmique, selon les chercheurs français.

"Mieux comprendre l'origine du système solaire"

La glace de Tchouri aurait été "bombardée de rayons cosmiques" dans le milieu interstellaire, c'est à dire le vide qui existait avant la création du système solaire. "Cela a fait fondre une partie de la glace, H2O, et a donc créé de l'oxygène, O", explique Olivier Mousis, chercheur du CNRS, au Huffington Post. Cet oxygène est ensuite resté prisonnier de la glace lorsqu'elle s'est reformée.

"Dans le système solaire, plus un corps est petit, moins il a évolué, conclut Olivier Mousis. Les comètes nous permettent donc de mieux comprendre l'origine du système solaire, ou encore de savoir si celles-ci ont participé à l'apparition de la vie sur Terre."