On a détecté un premier tremblement sur la planète Mars

Le sismomètre français SEIS a enregistré ce signal sismique le 6 avril. Reste maintenant à confirmer qu'il trouve bien son origine à l'intérieur de la planète et qu'il n'est pas lié au vent ou à d'autres sources de bruit parasite.

Simulation de la sonde InSight approchant de la planète Mars, le 14 novembre 2018.
Simulation de la sonde InSight approchant de la planète Mars, le 14 novembre 2018. (AFP)

"Un signal sismique faible mais distinct." Le Centre national d'études spatiales est formel : le sismomètre français SEIS déployé sur Mars a capté il y a quelques jours son premier séisme martien. L'enregistrement remonte précisément au 6 avril dernier, a annoncé l'agence spatiale française, mardi 23 avril. "C'est formidable d'avoir enfin le signe qu'il existe encore une activité sismique sur Mars", s'enthousiasme dans un communiqué Philippe Lognonné, chercheur de l'Institut de physique du globe de Paris et père du précieux instrument. "Nous avons attendu notre premier séisme martien pendant des mois." 

Le sismomètre SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure), dont la responsabilité technique et scientifique est française, a été déposé sur le sol martien le 19 décembre 2018, grâce à un bras automatique de l'atterrisseur d'InSight arrivé sur la planète rouge le 26 novembre.

Son objectif ? Ecouter battre le cœur de Mars et, séisme après séisme, en apprendre plus sur l'histoire de sa formation survenue il y a des milliards d'années. Si selon Bruce Banerdt, responsable scientifique de la mission au sein de la Nasa, le tremblement, survenu au 128e jour martien de la mission, "marque la naissance officielle d'une nouvelle discipline : la sismologie martienne", il s'avère trop faible pour fournir des données utiles sur l'intérieur de Mars.

Selon les scientifiques, il reste également à confirmer que le tremblement enregistré trouve bien son origine à l'intérieur de la planète et n'est pas dû à l'effet du vent ou à d'autres sources de bruit parasite. Trois autres signaux, mais bien plus faibles que celui du 6 avril, ont été détectés au cours des deux derniers mois.