27e Nuits des étoiles : "Les étoiles filantes ont commencé à pleuvoir depuis le 20 juillet et ce jusqu'au 15 août"

Philippe Henajeros, rédacteur en chef du magazine Ciel & Espace, a détaillé le programme de la 27e Nuit des étoiles, inaugurée vendredi, dans toute la France.

Un spectateur de la Nuit des étoiles, à Lille (Nord), le 2 août 2017.
Un spectateur de la Nuit des étoiles, à Lille (Nord), le 2 août 2017. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La 27e édition des Nuits des étoiles commence vendredi 28 juillet. Philippe Henajeros, rédacteur en chef du magazine Ciel & Espace, a rappelé sur franceinfo que beaucoup de choses peuvent être observées à l'œil nu, notamment "les étoiles filantes qui ont commencé à pleuvoir depuis le 20 juillet et ce jusqu'au 15 août, avec un pic aux alentours du 12 août", mais aussi les planètes Jupiter et Saturne, ainsi que la station spatiale internationale (ISS). 

franceinfo : pourquoi ce week-end a-t-il été choisi pour lancer l'événement ?

Philippe Henajeros : C'est un week-end propice, parce que la lune qui est en croissant est visible en début de nuit, mais se couche rapidement, de sorte que tout le reste de la nuit, sa lumière, pour peu qu'on soit éloigné des lumières des villes, ne vient pas gêner l'observation des étoiles, des étoiles filantes, des nébuleuses et des galaxies. La première des choses à observer, c'est peut-être les étoiles filantes, l'instrument le plus simple à avoir, c'est la chaise longue et ses yeux. Il faut se mettre face au ciel de façon confortable et attendre, puisque les étoiles filantes ont commencé à pleuvoir depuis le 20 juillet et ce jusqu'au 15 août, avec un pic aux alentours du 12 août. Ensuite, si on veut observer autre chose, il vaut mieux avoir un instrument ou se rendre dans l'un des 400 ou 450 sites qui promettent des observations ce soir. Une paire de jumelles, c'est déjà intéressant pour regarder la lune, on voit un peu les reliefs. C'est intéressant aussi pour observer quelques nébuleuses qui se trouvent dans la voie lactée, mais il faut savoir se repérer dans le ciel. Ce qui est intéressant, c'est d'aller au contact des astronomes amateurs qui animent ces soirées parce qu'ils ont la passion du ciel et vous feront découvrir énormément de choses.

Faut-il faire attention à la pollution lumineuse et s'éloigner des centres villes ?

Autant que possible parce que même d'une petite ville, dès que vous avez des éclairages ou une route où il y a beaucoup de voitures qui passent, ça va créer un halo lumineux qui va estomper les étoiles les plus faibles et qui va amoindrir le spectacle. On peut quand même voir des choses en ville : il y a la lune, il y a Jupiter visible à l'œil nu. Juste en dessous de la lune ce soir, au moment du coucher du soleil et juste après, il y a Saturne qui se trouve au-dessus de l'horizon sud qui est une étoile jaune très brillante. Si on la regarde au télescope, on peut voir ses anneaux. Donc il y a quand même des choses à voir en ville mais il faut éviter d'être ébloui pendant le quart d'heure qui précède les observations. 

L'opération est un succès : comment se renouveler année après année ?

On se renouvelle en greffant sur chacune de ces nuits une thématique qui donne un éclairage spécial sur l'univers et la recherche en astronomie. Cette année, l'association française d'astronomie qui organise l'événement a décidé de mettre l'accent sur ce qu'on appelle les "planètes habitables". Les astronomes sont en train de découvrir de plus en plus de planètes autour d'autres étoiles que le soleil : on en connaît plus de 3 600 aujourd'hui et parmi ces planètes, on commence à avoir quelques caractéristiques qui nourrissent l'espoir qu'elles ne sont pas si hostiles que ça. Tout ça donne lieu à des débats parmi les scientifiques partout où il y a des lieux d'observation. Il y a aussi des conférences qui sont données par des astronomes professionnels ou des amateurs très compétents qui vous feront un point sur l'état de la recherche dans ce domaine.