Le satellite européen ERS-2 va se désintégrer presque entièrement dans l'atmosphère ce mercredi

C'est la fin pour cet équipement qui avait achevé sa mission en 2011. Quelques fragments devraient tout de même toucher la Terre, avec une probabilité infinitésimale de toucher une personne au sol.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le satellite d'observation de la Terre ESR-2 a terminé sa mission en 2011. (ESA)

Clap de fin. Le satellite européen ERS-2 devrait se consumer quasiment entièrement dans l'atmosphère mercredi, selon les dernières prévisions de l'Agence spatiale européenne, publiées lundi 19 février. L'épilogue d'une longue carrière, après une mission d'observation de la Terre achevée il y a treize ans. L'opération de retombée sur notre planète, assez rare à l'ESA, a débuté en 2011 pour éviter qu'une destruction accidentelle de cet objet en orbite ne disperse des débris dangereux pour les satellites actifs et la Station spatiale internationale (ISS).

Le Centre européen des opérations spatiales (ESOC) de l'ESA prévoit la rentrée finale du satellite dans les couches basses de l'atmosphère pour mercredi à 11h14 GMT (12h14 à Paris), avec une marge d'incertitude de plus ou moins 15 heures. Cette marge, qui était encore de plus ou moins 48 heures il y a une semaine, s'explique par le fait que l'engin tombe naturellement, par la seule force de gravité, et non pas de façon dirigée. Il traverse ainsi des couches supérieures de l'atmosphère qui freinent plus ou moins sa descente, et rendent aussi difficile une prévision de l'endroit où pourraient tomber certains de ses débris.

Une cinquantaine de kilos pour le plus gros fragment

L'essentiel des 2,3 tonnes de ERS-2 doit se consumer quand il atteindra les couches basses de l'atmosphère mercredi, à environ 80 km d'altitude. "On estime que le plus gros fragment du satellite pouvant rejoindre le sol fait 52 kg", a déclaré Henri Laur, de la direction d'observation de la Terre à l'ESA. La probabilité qu'un de ces débris frappe une personne au sol est inférieure à un pour 100 milliards, selon le blog de l'ESA dédié à la mission. Autrement dit, le risque pour un humain est 65 000 plus faible que celui d'être frappé par la foudre.

Le satellite ERS-2 de l'ESA rentre dans l'atmosphère terrestre en février 2024. (ESA)

En moyenne, un objet de masse similaire à ERS-2 termine ses jours dans l'atmosphère une fois toutes les une ou deux semaines, selon l'ESA. Le suivi du satellite pendant ses derniers jours dans l'espace est assuré par l'ESOC, avec des partenaires institutionnels européen, allemand et américain.

Satellite pionnier dans l'observation de la Terre, ERS-2 a été lancé en 1995 et placé à près de 800 km d'altitude. En 2011, à la fin de sa mission, l'ESA l'a fait redescendre à environ 500 km, pour qu'ensuite il descende naturellement et graduellement vers la Terre en seulement 13 ans, au lieu des 100 à 200 ans qu'il aurait fallu s'il était resté à son altitude initiale. Privé de son énergie interne (fuel, batteries...) il présentait des risques importants d'exploser et de créer des débris.

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