Deux satellites lancés par Ariane 5 mis en orbite, mais pas au bon endroit

Peu après le début de l'opération, le PDG d'Arianespace a annoncé, depuis la salle Jupiter du centre spatial de Kourou, en Guyane, une "anomalie" et fait état d'une "perte de contact avec le lanceur".

Une fusée Ariane 5 décolle du centre spatial de Kourou, en Guyane, le 12 décembre 2017. 
Une fusée Ariane 5 décolle du centre spatial de Kourou, en Guyane, le 12 décembre 2017.  (JODY AMIET / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Ce qu'il s'est passé dans le ciel est extrêmement rare : les deux satellites de télécommunications qui ont été embarqués à bord du lanceur européen Ariane 5, lancés jeudi 25 janvier depuis la Guyane, ont bien été mis en orbite, mais pas au bon endroit. La société française Arianespace espère toutefois un futur "repositionnement des satellites au bon endroit grâce à leur système de propulsion. (...) Les dernières nouvelles étaient rassurantes après de fortes inquiétudes", a-t-elle ajouté.

Grosse frayeur en effet pour son premier lancement de l'année : peu après le début de l'opération, le PDG d'Arianespace Stéphane Israël a annoncé, depuis la salle Jupiter du centre spatial de Kourou, une "anomalie", et fait état d'une "perte de contact avec le lanceur". Cette perte de contact, survenue "un peu plus de neuf minutes" après le décollage et "quelques secondes après l'allumage de l'étage supérieur" a duré "de la 9e à la 37e minute de la mission", a précisé Arianespace dans un communiqué. Si "par la suite, les deux satellites ont été confirmés séparés, acquis et mis en orbite", note Arianespace, ils n'ont "pas été séparés à l'endroit où ils auraient dû l'être".

La fusée européenne avait décollé jeudi comme prévu à 19h20 locales (23h20 à Paris), du centre spatial guyanais à Kourou, en emportant deux satellites de télécommunications, SES-14 pour l'opérateur luxembourgeois SES et Al Yah 3 pour Yahsat, l'opérateur des Emirats Arabes Unis. Le satellite SES-14 héberge en outre une charge scientifique pour le programme d'exploration de la Nasa intitulé GOLD (Global-scale Observation of the Limb and Disk), un programme qui doit notamment permettre, depuis une orbite géostationnaire, de reconstituer toutes les demi-heures une image complète du disque terrestre.