Les Tyrannosaurus rex étaient en fait incapables de courir

Une étude de l'université de Manchester montre que les T. rex ne pouvaient pas courir à plus de 20 km/h sans risquer de se casser les pattes. 

Une représentation du Tyrannosaurus Rex. 
Une représentation du Tyrannosaurus Rex.  (RAUL LUNIA / AFP)

Et si, contrairement à ce que nous fait croire le film Jurassic Park, les hommes couraient plus vite que les Tyrannosaurus rex ? Du fait de leur taille et de leur poids, les célèbres T. rex étaient en réalité incapables de courir à plus d'une vingtaine de kilomètres par heure, rapporte une étude de l'université de Manchester (Royaume-Uni), publiée mardi 18 juillet. 

L'étude, publiée par la revue Peer J (en anglais), explique que les T. rex étaient incapables de poursuivre leurs proies en se déplaçant à grande vitesse. Même leurs déplacements à faible vitesse étaient limités, rapportent les auteurs de l'étude.

"Il n'était pas un prédateur de poursuite"

Les chercheurs ont utilisé une nouvelle simulation par ordinateur leur permettant d'évaluer la vitesse moyenne du dinosaure, explique le site de la BBC (en anglais). Ils sont arrivés à des résultats surprenants. Ces dinosaures ne pouvaient atteindre une vitesse supérieure à 30 km/h, voire 20 km/h en prenant en compte leur poids et la résistance de leur squelette. S'ils avaient couru, les os de leurs pattes se seraient brisés sous le poids de leur corps. 

"Cela montre que le T. rex était en réalité assez lent. Il n'était donc pas un prédateur de poursuite", explique le professeur William Sellers, l'un des auteurs de l'étude, à la BBC. "Nous pouvons même dire que les dinosaures prédateurs dans leur ensemble ne pouvaient, a priori, pas courir."

Des hommes auraient-ils pu dépasser ces célèbres dinosaures ? Pas sûr. Le T. rex "pourrait très bien avoir attrapé Jeff Goldblum dans Jurassic Park", explique Eric Snively, biologiste à l'université du Wisconsin, cité par le site Mashable (en anglais). Même si cela paraît peu, 20 km/h reste une vitesse "supérieure à celle de la plupart des joggeurs humains ou des coureurs d'endurance", poursuit le chercheur.