Après l'échec d'une mission spatiale, des geckos dérivent dans l'espace

Des scientifiques russes ont perdu le contrôle d'un module dans lequel les petits lézards devaient s'accoupler en apesanteur. 

Un gecko sur une feuille, à Saint-Gilles-les-Bains, sur l\'île de la Réunion. 
Un gecko sur une feuille, à Saint-Gilles-les-Bains, sur l'île de la Réunion.  (ANDRE PASCAL / BIOSPHOTO / AFP)
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Dans l'espace, personne n'entend les geckos s'accoupler. Des scientifiques russes ont déclaré, jeudi 24 juillet, avoir perdu le contact avec un satellite, Foton-M4, lancé cinq jours plus tôt, depuis Baïkonour (Kazakhstan). A son bord se trouve notamment une équipe de geckos, des petits lézards envoyés dans l'espace afin que soit étudié leur accouplement. Les voilà désormais livrés à eux-mêmes. 

Ces geckos, soumis à des expériences scientifiques sur leur vie sexuelle, risquent donc de ne jamais revenir sur Terre. Leur atterrissage était prévu pour le mois septembre. Ils devaient être ensuite étudiés. Au total, une vingtaine d'expériences devaient être menées sur ce petit groupe originaire de l'île Maurice, dont la naissance d'une portée de petits geckos en apesanteur.

Ils pourraient encore dériver plusieurs mois

Selon l'entreprise spatiale russe TsSKB-Progress, en charge du satellite, Foton M-4 ne répond plus à la salle de contrôle qui lui a ordonné d'allumer son moteur et de monter à une altitude plus élevée. Cependant, son système de bord fonctionne normalement, et les informations concernant les expériences scientifiques sont transmises correctement, a affirmé TsSKB-Progress.

"Les appareils, qui fonctionnent en mode automatique, en particulier pour l'expérience des geckos, suivent le programme", a confirmé Oleg Volochine, porte-parole de l'institut médico-biologique qui dirige les expériences. Le satellite peut "fonctionner en mode automatique pendant un long moment", et même dériver pendant trois ou quatre mois, a par ailleurs affirmé un expert à l'agence de presse russe Interfax.

La perte de contact avec le satellite Foton M-4 constitue un nouveau revers pour le domaine spatial russe, qui a connu une série d'échecs ces dernières années. Début juillet, le décollage d'une fusée de nouvelle génération Angara avait été annulé et reporté au dernier moment. En mai, c'est une fusée Proton qui avait échoué à mettre en orbite un satellite de télécommunication. Ce dernier avait brûlé dans l'atmosphère.