Le Royaume-Uni réautorise le plasma britannique dans ses médicaments, vingt-trois ans après la crise de la vache folle

Le Royaume-Uni avait banni en 1998 l'utilisation de tout plasma sanguin britannique dans la fabrication de médicament, craignant la propagation de la maladie de Creutzfeld-Jacob.

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Une infirmière montre des poches de plasma, à Moscou, le 20 février 2021. (GRIGORY SYSOEV / SPUTNIK / AFP)

Le pays espère devenir autosuffisant. Le gouvernement britannique a annoncé, jeudi 25 février, autoriser de nouveau l'utilisation du plasma sanguin d'origine britannique dans la fabrication de traitements vitaux, vingt-trois ans après l'avoir interdit en raison de craintes liées à forme humaine de la maladie de la vache folle.

"Le gouvernement introduira également une nouvelle disposition pour garantir que le plasma britannique soit utilisé en premier lieu pour les patients britanniques et non pas exporté ailleurs", précise un communiqué du secrétaire d'Etat à la Santé.

La demande mondiale de plasma sous pression

Jusqu'ici, le pays dépendait de l'importation de plasmas sanguins – surtout depuis les États-Unis – pour fabriquer certains médicaments, utilisés en majorité par des personnes au système immunitaire extrêmement réduit (carence en anticorps, traitement contre le cancer de longue durée, etc.) Cette nouvelle arrive à point nommé, alors que la demande mondiale en plasma s'est encore accentuée avec la pandémie de Covid-19, en raison d'une "baisse importante des dons aux Etats-Unis".

Le Royaume-Uni avait banni en 1998 l'utilisation de tout plasma sanguin britannique dans la fabrication de médicament, craignant la propagation de la maladie de Creutzfeld-Jacob, un variant humain de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), également appelée maladie de la vache folle.

Selon les experts de la Commission indépendante des médicaments humains (CHM), l'utilisation de ce plasma d'origine britannique est désormais "sûre et peut reprendre grâce à un ensemble de mesures sécuritaires solides", après un examen complet lancé par l'agence sanitaire britannique (MHRA) fin 2020.

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