Papillomavirus : "On injecte un vaccin, pas le démon", rétorque Aurélien Rousseau face à la polémique sur la vaccination dans les collèges privés

La campagne de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) à destination des élèves de 5e aura lieu cette année dans 7 000 collèges, dont 1 500 privés sous contrat volontaires.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau sur France Inter, le 3 octobre. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

La campagne de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) à destination des élèves de 5e a démarré lundi 2 octobre dans tous les collèges publics et dans les collèges privés sous contrat volontaires. Ces opérations de vaccination auront lieu au total "dans 7 000 collèges, dont 1 500 privés", explique mardi 3 octobre sur France Inter Aurélien Rousseau, ministre de la Santé et de la Prévention. Il affirme que le gouvernement "va vérifier" que ces établissements privés sous contrat "soient [réellement] engagés dans cette campagne". Il espère par ailleurs que ce chiffre augmentera l'an prochain.

Aurélien Rousseau reconnaît qu'il existe "un angle mort" dans le cadre de cette campagne de vaccination, puisqu'elle n'est pas imposée à tous les établissements privés, mais basée sur le volontariat. Il rappelle que "ce n'est pas [lui] qui a signé la circulaire" permettant ce volontariat. Il tient cela dit à répondre à la polémique : "On injecte un vaccin, pas le démon", soutient-il. Aurélien Rousseau s'adresse ici tout particulièrement à ceux qui disent que cette vaccination "serait une incitation à la débauche". Il rappelle ainsi que ce vaccin "protège du cancer du col de l'utérus, du cancer de l'anus, du cancer du vagin ou encore du cancer de la vulve". "Peut-être que certains trouvent que c'est choquant de dire ces mots, mais les enfants de 5e ont tous entendu ça, qu'ils soient dans le public ou dans le privé", avance-t-il.

Le ministre de la Santé et de la Prévention espère d'ailleurs que le nombre de collèges privés sous contrat volontaires augmentera l'an prochain. En attendant, s'il dit "comprendre que [certains] parents et enfants, en conscience, ne veulent pas faire la vaccination", il considère qu'il y a "un problème majeur" quand des "établissements et des structures disent qu'ils n'organiseront pas" la vaccination. Il est malgré tout persuadé que "la raison au sens le plus noble du terme va l'emporter sur le reste".

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