Papillomavirus : 2,5% des collégiens de 5e ont reçu une première dose de vaccin, loin des 30% voulus par le gouvernement

Au total, 20 000 collégiens se sont faits vacciner. L'ARS précise que "sept cas d'événements indésirables ont été déclarés après une vaccination avec le Gardasil 9".
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Une élève de 5e se fait vacciner à l'école contre le papillomavirus le 9 octobre à Rennes. (DAMIEN MEYER / AFP)

Selon les données de l'ANSM datant de fin octobre, que franceinfo a pu consulter vendredi 1er décembre, seuls 2,5% des collégiens de 5e se sont fait vacciner contre les papillomavirus. Ce chiffre, qui est donc un résultat intermédiaire, est loin des 30% voulus par le gouvernement pour cette première campagne de vaccination au collège.

La campagne de vaccination a débuté en septembre et elle s'est poursuivie en novembre. Bientôt, les premières injections seront terminées. La deuxième dose doit ensuite être administrée six mois plus tard et avant la fin de l'année scolaire. Le vaccin permet de prévenir les papillomavirus qui peuvent donner lieu ensuite à cartains cancers, dont le cancer du col de l'utérus.

Dans son point de surveillance sur la campagne de vaccination, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), a comptabilisé 20 000 élèves de 5e ayant reçu une première injection du vaccin contre les papillomavirus fin octobre. Sur 800 000 élèves scolarisés en 5e, ça fait donc 2,5%.

Pas de nouveaux risques identifiés

Selon ce premier bilan, l'ANSM n'a pas identifié de nouveaux risques liés au vaccin, dans le cadre de cette campagne nationale de vaccination des élèves de cinquième contre le papillomavirus.

Dans son point de situation, l'ANSM précise qu'entre le 14 septembre et fin octobre, "sept cas d'événements indésirables ont été déclarés après une vaccination avec le Gardasil 9". Quatre cas étaient liés à une vaccination effectuée dans le cadre de la campagne dans les collèges, les autres concernaient des vaccinations effectuées en ville. Parmi ces sept cas, "trois cas graves ont été déclarés (malaise ou réaction allergique)". Deux personnes sont désormais rétablies. La troisième en revanche est décédée. Il s'agissait de l'adolescent vacciné à Saint-Herblain, près de Nantes (Loire-Atlantique). Fin octobre, le procureur confirmait que la mort de cet élève de 12 ans scolarisé en 5e avait avait été causée à la suite d'un traumatisme crânien consécutif à un malaise avec perte de conscience.

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