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Une campagne de l'association "Sauvons l'hôpital" s'affiche jusqu'au 10 février dans Paris et sa banlieue

Mandarins et people, réunis pour une même cause: sensibiliser l'opinion sur les risques des restructurations hospitalières et rendre hommage au travail des infirmières.Des photos en noir et blanc ont été placardées à titre gratuit dans 500 emplacements de mobilier urbain de la société JC Decaux (panneaux, abribus) qui soutient l'association.
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Mandarins et people, réunis pour une même cause: sensibiliser l'opinion sur les risques des restructurations hospitalières et rendre hommage au travail des infirmières.

Des photos en noir et blanc ont été placardées à titre gratuit dans 500 emplacements de mobilier urbain de la société JC Decaux (panneaux, abribus) qui soutient l'association.

La campagne, dont le slogan est "Sauvons l'hôpital pour que demain il nous sauve", vise également à aider les infirmiers à obtenir de meilleurs salaires et à trouver des logements près de leur lieu de travail.

"Aujourd'hui l'hôpital est malade, les délais pour les patients s'allongent, il y a beaucoup de fermetures de lits, des suppressions de postes de médecins et d'infirmières un peu injustifiés", a affirmé Yves Dahan, un particulier sous dialyse, transplanté du rein en 1985, qui a fondé cette association fin 2009 pour remercier le personnel médical.

Les photos en noir et blanc réunissent notamment l'actrice Isabelle Adjani, marraine de l'association, ou encore le footballeur Christian Karembeu et de grands professeurs. Une des affiches montre, dans une mise en scène suggérée par Karl Lagerfeld, quatre infirmières en blouse blanche sur une échelle, entourées du couturier, du président de l'association et des professeurs Stanislas Pol (hépatologie) et Bernard Granger (psychiatrie). "Karl Lagerfeld a voulu que les infirmières soient en haut de l'échelle car ce sont elles les stars avec les médecins", a indiqué M.Dahan. Une autre affiche place côte à côte le professeur de neurologie Olivier Lyon-Caen avec son patient et Dominique Farrugia.

Pétition contre les chambres individuelles payantes à l'AP-HP
Cinq cents médecins
ont signé une lettre ouverte à la direction de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour s'opposer à l'expérimentation de facturer aux patients les chambres individuelles, a annoncé le 4 février le Mouvement de défense de l'hôpital public.

Les signataires, parmi lesquels des grands noms des hôpitaux publics parisiens et le député UMP Bernard Debré (lui-même urologue), dénoncent "cette séparation en chambres '1re classe' payantes et chambres '2e classe' non payantes". Ils estiment que "le fait de disposer d'une chambre à un lit lorsqu'on est malade paraît de nos jours indissociable de la qualité de vie exigible à l'hôpital".

Les médecins signataires soulignent que contrairement à cette décision, ils attendaient au contraire de la nouvelle directrice générale Mireille Faugère "la poursuite des suppressions des chambres à plusieurs lits, qui achèverait l'humanisation des hôpitaux commencée il y a 40 ans avec la suppression des salles communes".

Depuis le 1er février, les patients hospitalisés à Bichat, Beaujon et Bretonneau, au nord de Paris, à Pitié-Salpetrière au sud et à Avicenne, à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, doivent acquitter 45 euros par jour s'ils désirent une chambre individuelle.

"L'expérimentation que l'AP-HP va engager (...) doit lui permettre d'évaluer concrètement l'impact de ce dispositif pour ses patients avant d'envisager sa généralisation", avait indiqué le 19 janvier la direction de l'AP-HP. "Ces dispositions ne s'appliquent évidemment pas aux patients nécessitant une hospitalisation en chambre individuelle pour raisons médicales", de même qu'aux bénéficiaires de la CMU (couverture médicale universelle) et de l'AME (aide médicale d'Etat), avait-elle alors précisé.

Dans les autres régions françaises, certains CHU facturent déjà aux patients les chambres individuelles.

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