Vidéo "Ça a été une réussite totale" : Paraplégique, il remarche grâce à des implants

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Durée de la vidéo : 5 min.
Adrien a frôlé la mort après avoir été gravement blessé lorsqu'il était militaire. Devenu paraplégique, il pensait ne jamais pouvoir remarcher. C'était sans compter les progrès de la science...
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France Télévisions

Adrien a frôlé la mort après avoir été gravement blessé lorsqu'il était militaire. Devenu paraplégique, il pensait ne jamais pouvoir remarcher. C'était sans compter les progrès de la science...

"J'avais pris une décision extrêmement extrême. J'ai pris la décision de m'ôter le bras. Tout le monde, bien sûr, m'a dissuadé de le faire." Adrien a frôlé la mort après avoir été gravement blessé lorsqu'il était militaire. "Je souffrais trop, en fait, physiquement, je n’en pouvais plus. Je ne pouvais pas vivre comme ça et je ne voulais pas mourir", confie-t-il. Adrien est resté paraplégique pendant pratiquement deux ans mais grâce à une nouvelle technologie appelée neuro-stimulateur médullaire qu'on lui a implantée, il a pu remarcher.

"Des phases extrêmement dures"

"J'étais en ce qu'on appelle en échec thérapeutique, donc la seule chose qu'on pouvait me donner, c'est une pompe à morphine et de la morphine", se souvient Adrien. À force de prendre trop de morphine, l'ancien militaire a fait une détresse cardiaque et un premier arrêt cardiaque. "Quelques mois après, c'est passé à un deuxième arrêt cardiaque, cette fois-ci dans un avion, donc je vous laisse imaginer", souffle-t-il. Il a alors été maintenu en vie pendant 40 minutes avec un défibrillateur. "Suite à cet arrêt cardiaque, je remarchais grâce à mes implantations, mais, malheureusement, j'ai dû retourner en fauteuil roulant, car deux semaines après, on m'a déclaré une maladie neuro-dégénérative", raconte Adrien.

La renaissance

En 2017, on lui implante pour une première fois un neurostimulateur médullaire. "Donc, c'est une implantation avec une greffe de plots, avec un implant qui relie justement ce générateur. Quelques années plus tard, donc il y a 4 mois aujourd'hui, on m'en implante deux autres", explique-t-il. Aujourd’hui, Adrien est le tout premier Français triplement implanté de ce neurostimulateur médullaire. "Donc, j'ai un générateur qui est devant et deux autres derrière. Ce sont, en fait, comme des pacemakers mais beaucoup plus gros", décrit-il. Cela permet d'interférer dans l'information de la douleur entre le cerveau et le membre concerné, ce qui permet de diminuer la douleur. Lorsque les implants sont éteints, tout se paralyse de nouveau. "Grâce à ça, j'ai pu arrêter tous mes traitements neuro et mes traitements antidouleur", confie Adrien.

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