Sciences : la 3D au bloc opératoire

Plusieurs services de chirurgie utilisent aujourd'hui des technologies se servant de l'impression en trois dimensions, dite 3D. Des os ou même de la peau peuvent être fabriqués.

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Le chirurgien pédiatre Frédéric Hameury se prépare à opérer un bébé de 4 mois né avec des poumons malformés. Il s'entraîne sur un fac-similé du thorax du nourrisson, une réplique exacte, à l'échelle et dont la malformation a été reproduite à l'identique. Cette reproduction a été réalisée grâce à l'imagerie médicale 3D. La réplique en main, le chirurgien peut ainsi étudier l'anatomie anormale du poumon du bébé et mieux appréhender la manière dont il va opérer la malformation.

Les grands brûlés pourraient en profiter à l'avenir

Se préparer avec une réplique permet de mieux anticiper les éventuelles complications au bloc opératoire. Chaque fois qu'une chirurgie s'annonce complexe, le docteur Hameury n'hésite pas à commander un fac-similé à un laboratoire universitaire. Cette pratique est actuellement à l'étude dans cinq centres hospitaliers en France. Chaque année, leur imprimante 3D reproduit une trentaine de répliques de poumons de bébé en silicone souple. Ce laboratoire travaille également sur un autre projet à destination des grands brûlés : fabriquer de la peau en 3D, qui serait directement appliquée sur les brûlures par l'imprimante. Il faudra attendre de cinq à dix ans avant des essais sur l'homme.

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Une imprimante 3D de l\'université Cornell de New York, le 13 février 2013.
Une imprimante 3D de l'université Cornell de New York, le 13 février 2013. (LINDSAY FRANCE / CORNELL UNIVERSITY / AFP)