Nièvre : une trentaine de maires démissionnent pour défendre les urgences de proximité menacées

Les maires d'une trentaine de communes de la Nièvre ont rendu leur écharpe et organisent une manifestation jeudi contre la fermeture des urgences de nuit à l'hôpital de Clamecy, a rapporté France Bleu Auxerre.

Les habitants de Clamecy (Nièvre) avaient déjà manifesté en juin contre la fermeture de la maternité de l\'hôpital.
Les habitants de Clamecy (Nièvre) avaient déjà manifesté en juin contre la fermeture de la maternité de l'hôpital. (AFP)

Démissionner pour protester : une trentaine de maires de communes bourguignonnes ont décidé de rendre leur mandat pour lutter contre la fermeture des urgences de nuit de l'hôpital de Clamecy dans la Nièvre, rapporte France Bleu Auxerre. Une manifestation d'élus est prévue jeudi soir dans la commune concernée. L'agence régionale de santé doit rendre sa décision en juin. Gilles Noël, maire de Varzy (Nièvre), fait partie des élus qui ont décidé de rendre leur échappe tricolore. "C'est un acte républicain", a-t-il défendu. "Ce n'est même pas un ras-le-bol, c'est une colère qu'il nous faut chasser", a expliqué l'élu.

Un trajet trois fois plus long

Si les urgences de nuit de l'hôpital de Clamecy ferment, les habitants de Varzy devront se rendre à Auxerre, à une heure de route contre 20 minutes pour Clamecy. "C'est inacceptable, dénonce Gilles Noël. La République en milieu rural ne peut plus se sentir délaissée comme c'est le cas."

La maire de Festigny dans l'Yonne, Michèle Donzel-Bourjade, ne veut pas démissionner mais soutient le mouvement de colère et se rendra à la manifestation jeudi. "J'ai été infirmière dans les hôpitaux de Paris. Je ne sais pas si le mot rentabilité va avec le mot humanisation des hôpitaux."