Moselle : le coup de gueule d'une urgentiste face aux conditions de travail inchangées

Une urgentiste de Sarreguemines (Moselle) pousse un cri de colère. Elle était en première ligne pendant l'épidémie de Covid-19. Aujourd'hui, elle retrouve la situation d'avant avec une pénurie de moyens matériels et humains.

FRANCE 3

À l’hôpital de Sarreguemines (Moselle), Emmanuelle Seris est la cheffe des urgences. Dans son service, c'est le retour à la normale après des semaines de lutte contre l'épidémie de Covid-19. Un coronavirus particulièrement dévastateur, avec plus de 350 cas, 130 décès, et des soignants mobilisés.

Des conditions toujours dégradées

"Personne ne s'est caché chez soi. On est tous venus travailler, on est des êtres humains, on avait peur pour nous et pour notre famille. On a laissé des collègues qui sont décédés ou qui sont encore en rééducation. On ne peut pas banaliser cet évènement", explique Emmanuelle Seris. Après cet épisode exceptionnel et l'investissement de tous, le retour à la normale a un gout amer. Le service a renoué avec les box pleins.

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A l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 25 mars 2020. (BENOIT DURAND / AFP)