Dons du sang : "On a frôlé la pénurie", prévient l’Établissement français du sang

"Les produits sanguins ont une durée de vie extrêmement courte", rappelle l'EFS qui lance un appel aux dons en vue de l'été.

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Radio France
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Dons du sang le 7 mai 2020 (illustration). (JULIEN FLEURY / RADIOFRANCE)

Les dons du sang ont été moins nombreux pendant le confinement et les stocks sont au plus bas. L’Établissement français du sang (EFS) lance un appel aux dons en vue de l'été qui arrive à grands pas et de la reprise des opérations chirurgicales dont certaines ont été reportées durant le confinement. "On a frôlé la pénurie Jusqu'au mois de septembre il faut qu'on soit portés pour pouvoir réorganiser notre offre de collecte", a expliqué dimanche 14 juin le Dr François Charpentier, porte-parole de l’Établissement français du sang (EFS).

franceinfo : Quelle est la situation ?

Dr François Charpentier  : Les stocks sont en tension de façon quasiment chronique puisque les produits sanguins ont une durée de vie extrêmement courte. On est donc toujours sur une crête entre prélever trop, et on ne peut pas puisqu'on périmerait les produits, et prélever insuffisamment et on est en tension. Actuellement, on a un stock limite au plan national qui est fixé à 90 000 concentrés de globules rouges. Quand vous divisez ça par 3 000 établissements de santé on voit bien que ça fait très peu. On est descendu très en-dessous puisqu'on avait 80 000 la semaine dernière. On a frôlé la pénurie, mais grâce à la Journée mondiale du sang nos stocks commencent à remonter. Mais ce qu'on collecte aujourd'hui ne sera plus présent au mois d'août. Jusqu'au mois de septembre il faut qu'on soit portés pour pouvoir réorganiser notre offre de collecte en fonction du Covid-19.

Le confinement a-t-il durement touché les dons ?

Pendant le confinement il y a eu une baisse des prélèvements mais comme les dons du sang faisaient partie des sorties autorisées l'équilibre, c'est vite réinstitué entre ce qu'on collectait et les besoins qui avaient fortement diminué. Les besoins ont réaugmenté, ils ont retrouvé un niveau normal depuis le déconfinement. Mais la collecte est freinée parce que nous avons perdu des territoires de collecte. Avant on collectait pas mal dans les établissements d'enseignement et les entreprises, mais aujourd'hui cette collecte n'existe quasiment plus. L'autre raison ce sont les mesures barrières qui ralentissent le rythme des collectes existantes.

Les donneurs ont-ils des inquiétudes par rapport à la sécurité sanitaire ?

Il ne doit pas y en avoir. Les lieux de collecte sont des endroits privilégiés. On ne va pas donner son sang quand on ne se sent pas bien. Il y a donc un filtre naturel qui est aujourd'hui plus actif à l'entrée. Ensuite, les mesures barrières sont appliquées à commencer par le port du masque obligatoire pour le personnel et les donneurs. Le masque est fourni aux donneurs et nous sommes extrêmement soucieux de la sécurité des donneurs qui est totalement assuré et de nos personnels.

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