Le nombre de greffes d'organes en hausse constante depuis 2013, "un encouragement pour tous les patients"

L'Agence de biomédecine indique dans un rapport publié mercredi que le nombre de greffes d'organes a été en progression de 3,5% en un an.

Une opération de greffe de rein, en 2016.
Une opération de greffe de rein, en 2016. (PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)

Le nombre de greffes d'organes est en constante augmentation en France depuis quatre ans, selon le rapport publié mercredi 21 mars par l'Agence de la biomédecine que s'est procuré franceinfo. En 2017, 6 105 greffes d'organes ont été réalisées, un nombre en hausse de 3,5% par rapport à 2016.

Le rapport de l'Agence de la biomédecine note ainsi une progression qui reste constante depuis quatre ans. En 2013, 5 115 greffes ont été effectuées, soit une augmentation de 19%. Ce sont les greffes de foie et de rein qui constituent l'essentiel de ces implantations. Trois greffes sur quatre sont des greffes rénales et 22% sont des greffes hépatiques.

"Poursuivre la mobilisation de tous"

Cette progression du nombre de greffes est rendue possible "grâce à la générosité des donneurs, à la mobilisation quotidienne des professionnels de santé et au soutien des associations", précise l'Agence de la biomédecine. Elle y voit "un encouragement pour tous les patients en attente d’une greffe et nous invite à poursuivre la mobilisation de tous."

Par ailleurs, le nombre de greffes à partir de donneurs vivants a franchi le seuil des 600 greffes l'an dernier. Il s'agit d'"un objectif prioritaire du 'plan greffe'", précise l'Agence de la biomédecine. En ce qui concerne la greffe hépatique, le nombre reste limité en raison des "risques potentiels liés au prélèvement d’un lobe de foie d’un donneur adulte pour un receveur adulte." L’objectif fixé par le "plan greffe 3" du ministère de la Santé, qui couvre la période 2017-2021, est d'atteindre 7 800 greffes d’organes d'ici 2021.

Enfin, le rapport note une légère baisse du nombre d'oppositions aux greffes. Un donneur potentiel sur trois (ou sa famille) refuse le prélèvement d'organe. En 2017, le taux de refus était de 30,5%, contre 33% en 2016.