Dons d'organes : tous donneurs présumés

Un sujet encore tabou en France : le don d'organes. Aujourd'hui, chacun d'entre nous est donneur par défaut, mais les familles s'opposent souvent aux prélèvements. Mais au 1er janvier, la loi change, et il faudra désormais une trace écrite du refus du don.

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Cette mère de deux enfants souffre d'une maladie des reins. Elle attend une greffe qui lui changerait la vie depuis un an et demi. Pas une journée ne passe sans y penser. "Tous les jours, je m'imagine le coup de fil", explique-t-elle. Aujourd'hui, tous les Français sont des donneurs, mais bien souvent la famille s'oppose. "80% des Français sont favorables au don d'organes, donc il faut le dire de son vivant", précise le professeur Bertrand Dussol, néphrologue à l'hôpital de la Conception, à Marseille.

Registre national des refus

Pour s'opposer à un don d'organes, il faut s'inscrire sur le registre national des refus ou le dire à l'oral à ses proches, qui doivent le notifier par écrit. En France en 2015, 21 000 personnes étaient dans l'attente d'une greffe et parmi elles, 553 sont décédées faute de donneur.

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La carte de donneur d\'organe, ici présentée sur un stand à Caen, n\'a qu\'une valeur symbolique.
La carte de donneur d'organe, ici présentée sur un stand à Caen, n'a qu'une valeur symbolique. (MYCHELE DANIAU / AFP)