Don d'un rein au conjoint : les femmes beaucoup plus généreuses

"36% des épouses mais seuls 6,5% des maris compatibles donnent leur rein", selon une étude.

Des médecins participent à une greffe de rein, le 28 février 2017, à Madrid (Espagne).
Des médecins participent à une greffe de rein, le 28 février 2017, à Madrid (Espagne). (PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)

Le 8 mars, c'est la journée internationale des droits des femmes, mais aussi la journée mondiale du rein. Et les deux peuvent se rejoindre : selon des organisations internationales pour la santé rénale, les femmes sont plus généreuses que les hommes pour les greffes de rein entre conjoints, puisqu'elles donnent cet organe cinq à six fois plus souvent qu'eux.

"36% des épouses mais seuls 6,5% des maris compatibles donnent leur rein", selon une étude publiée en 2016 dans la revue Visceral Medicine. Celle-ci donnait aussi des estimations selon lesquelles près de deux tiers des receveurs d'un rein transplanté dans le monde étaient des hommes, mais deux tiers des donneurs des femmes.

Les femmes plus altruistes et solidaires ?

"Même s'il est difficile de pointer une raison spécifique à la plus forte proportion d'épouses que de maris donneurs, des éléments laissent penser que les femmes sont motivées par des raisons telles que l'altruisme et le désir d'aider un membre leur famille à survivre", a commenté l'ancienne présidente de la Société internationale de néphrologie, la Canadienne Adeera Levin.

En l'absence de contre-indication, donner un rein ne présente pas de risques particuliers pour la santé, hormis ceux liés à l'opération (complications anesthésiques, douleurs post-opératoires).