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Don d'organes : "80 % des Français sont favorables au prélèvement et à la greffe"

Dès janvier 2017, il sera possible de s'inscrire en ligne au registre national des refus de don d'organes. Pour le professeur Olivier Bastien, c'est une "bonne loi" qui pourrait "faire baisser le taux de refus".

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Radio France
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Une carte de donneur d'organes au CHRU de Lille en 2015. (1 / MAXPPP)

La loi sur le don d'organes qui entre en vigueur le 1er janvier 2017 est "bonne" selon le Professeur Olivier Bastien, de l’Agence de Biomédecine. Invité de franceinfo samedi 19 novembre, le spécialiste évoque une tendance présente dans plusieurs pays, "les Pays-Bas par exemple, sont passés d'un registre du oui à un dispositif similaire".

80 % des Français favorables au prélèvement et à la greffe

Une campagne nationale a été lancée samedi 19 novembre 2016, pour informer les Français de ce changement législatif. A partir du 1er janvier, les possibilités d'exprimer son refus du don d'organes seront élargies. Il sera désormais possible de s'inscrire en ligne, et non plus seulement par courrier, au registre national des refus, ou de confier sa décision à un proche. Depuis 1976, la loi fait de chaque français un donneur d'organes présumé.

"Plus de 80% des Français sont favorables au prélèvement et à la greffe", rappelle le Professeur Bastien. "On demande à ceux qui sont opposés de le traduire de façon claire, pour que la famille n'aie pas de décision à prendre. La modalité la plus pratique, c'est de s'inscrire sur le registre", poursuit-il.

Faire baisser le taux de refus, quand la demande de greffe augmente

Le spécialiste ne craint pas la baisse du nombre de donneurs. Au contraire, "le registre du refus et la simplification devraient permettre de faire baisser le taux de refus, analyse-t-il. Cela permettra aussi de réduire cette période d'incertitude douloureuse pour les proches au moment du décès". Le registre des refus compte aujourd'hui 150 000 inscrits.

En France en 2015, 5 746 greffes ont été réalisées. Un chiffre en augmentation, même si la demande de greffe est elle aussi de plus en plus forte, en raison du vieillissement de la population. Les maladies chroniques comme le diabète et l'hypertension favorisent par exemple les maladies rénales. Plus de 21 000 patients sont toujours en attente de greffe.

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