Sida : une étude montre que la PrEP est efficace pour lutter contre les contaminations

Une étude a été publiée mardi 24 juillet confirmant l'efficacité de la PrEP, un traitement précédent des rapports sexuels à risque.

Des cachets de Truvada utilisés comme traitement préventif anti-VIH.
Des cachets de Truvada utilisés comme traitement préventif anti-VIH. (JOEL GOODMAN/LNP / MAXPPP)

Plus aucune contamination par le virus du sida. C'est ce que permet la PrEP (prophylaxie pré-exposition), un traitement à prendre avant des rapports sexuels potentiellement à risque, pour éviter toute infection par le VIH. Le médicament utilisé pour la PrEP est le Truvada. C'est l'un des traitements de la tri-thérapie qui permet de maîtriser l'évolution du virus chez les séropositifs.

La pillule pour la prévention du sida est une révolution, comme l'a été la pillule contraceptive pour les femmes dans les années 1970Professeur Jean-Michel Molina, chargé de l'étude à Saint-Louis

L'étude qui prouve l'efficacité de ce traitement a été dévoilée mardi 24 juillet, alors que la Conférence internationale sur le sida vient de débuter à Amsterdam. Elle a été menée sur 1 435 personnes, tous des hommes bi ou homosexuels, séronégatifs et qui présentaient un risque d'infection par le VIH, dû à la difficulté d'utiliser en permanence un préservatif. Au terme de la période de test, tous sont restés séronégatifs en prenant du Truvada (traitement préventif anti-VIH) soit en permanence, soit avant un rapport sexuel non protégé.

Une sexualité sans risque

"La PrEP m'a permis d'avoir une sexualité que je ne pouvais pas avoir avant, des rapports sans préservatif, sans avoir peur des risques", témoigne Max, l'un des premiers utilisateurs du traitement en France. Le jeune homme dit ne plus vivre dans la crainte d'une contamination et se passe désormais totalement de préservatif. "C'est d'une efficacité totale", se félicite Max, qui est resté séronégatif ces deux derniers années.

"La PrEP n'est pas pour tout le monde, mais tout le monde doit être informé", a précisé mardi sur France Inter le professeur Jean-Michel Molina qui a conduit l'étude à l'hôpital Saint-Louis à Paris. "L'important est de casser cette épidémie, en France, qui n'est pas jugulée puisqu'on a chaque année 6 000 nouvelles contaminations." L'utilisation du médicament est d'ailleurs recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Aucun effet secondaire significatif n'a été signalé pour l'instant.