Sida : une étude pointe le manque de dépistage chez les plus de 50 ans

Près de 2 000 personnes de plus de 50 ans ont découvert leur séropositivité en 2016, selon une enquête de Santé publique France. 

Un test de dépistage rapide du VIH (photo d\'illustration).
Un test de dépistage rapide du VIH (photo d'illustration). (JODY AMIET / AFP)

En 2016, 1 184 personnes âgées de plus de 50 ans ont découvert leur séropositivité en France, soit 20% de l'ensemble des découvertes de l'année, révèle mardi 27 novembre l'enquête Baromètre santé 2016 de Santé publique France, à quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre le sida samedi.

Chaque année, de 2008 à 2014, ce nombre de découvertes n'a cessé d'augmenter, passant de 1 041 en 2008 à 1 268 en 2014, soit 22% d'augmentation, avant de se stabiliser. Cela s'explique par un manque de sensibilisation au dépistage du virus du sida de cette population, a souligné l'enquête.

Moindre perception du risque

En 2016, aucun test de dépistage avant la découverte de l’infection par le VIH n’avait été déclaré par 48% des plus de 50 ans, pourcentage significativement plus élevé que chez les 25-49 ans (42%). D'après l'enquête Baromètre santé 2016 de Santé publique France, la part des infections récentes chez les seniors (28%) témoigne de prises de risque dans cette classe d’âge.

Ce niveau de dépistage insuffisant chez les seniors pourrait s'expliquer par une moindre perception du risque de contamination par le VIH, par les personnes elles-mêmes, mais également par les professionnels de santé. Pourtant, l'exposition à l'infection persiste au-delà de 50 ans, a indiqué Santé publique France, avant d'inviter à mieux inclure les seniors dans les actions de prévention.

Reste que les plus de 50 ans sont moins touchés par le VIH que la population des 25-49 ans : leur taux de découverte de séropositivité est quatre fois plus faible.