Santé : 4 000 personnes seraient victimes de la Dépakine

Se dirige-t-on vers un scandale de la Dépakine ? Il y a une semaine, l'Agence du médicament et l’Assurance maladie ont fait un parallèle entre le nombre d'enfants souffrant de malformation et la prise de ce médicament pendant la grossesse de leur mère.

Salomé et Nathan, 18 et 15 ans, aiment se plonger dans les albums photo. Même si le souvenir de leur enfance, handicapée par les effets de la Dépakine, reste douloureux. "J'avais beaucoup de mal à interagir avec les autres. J'avais des troubles de comportements, ça m'arrivait de piquer des crises", raconte Nathan Martin. La faute serait à imputer à la Dépakine. Un médicament contre l'épilepsie que leur mère a pris tout au long de sa vie, y compris pendant sa grossesse.

Troubles du langage, troubles psychomoteurs et troubles relationnels

Dans sa petite enfance, le handicap de Salomé passe inaperçu alors que Nathan, plus atteint, va très vite inquiéter ses parents. Et le diagnostic des médecins tombe : troubles du langage, troubles psychomoteurs et troubles relationnels. Malgré ces difficultés, Nathan est aujourd'hui en 3e. En classe, il a le droit d'utiliser un ordinateur et bénéficie du soutien d'une auxiliaire de vie scolaire.

Plusieurs milliers d'enfants souffriraient de séquelles liées à la Dépakine. Si Salomé et Nathan avancent à grands pas dans la vie, d'autres sont plus lourdement handicapés.

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Des cachets de l\'antiépileptique Dépakine, le 24 août 2016.
Des cachets de l'antiépileptique Dépakine, le 24 août 2016. (GARO / PHANIE / AFP)