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Quarante ans après la loi, l’accès à l’avortement sera simplifié

La ministre de la Santé, a exposé vendredi une série de mesures visant à améliorer l’accès à l’avortement. Quarante ans après la loi Veil, Marisol Touraine a annoncé la mise en place d'un numéro unique d’information et la gratuité des actes associés à l’interruption volontaire de grossesse.
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Radio France
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 (La ministre de la santé Marisol Touraine veut simplifier l'accès à l'avortement © MAXPPP)

La ministre de la Santé Marisol Touraine a célébré vendredi les 40 ans de la loi Veil par l’annonce de nouvelles mesures visant à faciliter l’accès à l’avortement. Parmi les priorités, l’information, la simplification et l'amélioration des parcours, et la garantie d'une offre diversifiée sur l'ensemble du territoire.

Un numéro unique verra le jour en septembre pour répondre à toutes questions ayant pour thème la sexualité, la contraception et l’Interruption volontaire de grossesse (IVG). Ce numéro s’inscrit dans la lignée d’un site d’information visant à empêcher la désinformation qui entoure l’IVG.

Un accès simplifié 

Depuis 2013, l’avortement est gratuit. Désormais, pour garantir l’accès aux femmes, les actes qui y sont associés tels que l’échographie ou les examens biologiques seront intégralement remboursés.

Pour les cas d’avortement devant être réalisés dans l’urgence, du fait de la proximité de la limite légale, entre les dix et douzième semaine de grossesse, une procédure devrait voir le jour. Son objectif est de rendre plus rapide et plus sûr l'IVG dans ces cas bien précis.

A l’échelle régionale, un plan d’accès sera établi. "Quand l’accès à l’avortement n’est pas facile, ce sont les femmes les plus fragiles socialement qui en payent le prix ",  a expliqué la ministre après avoir salué le plan FRIDA (Favoriser la réduction des inégalités d’accès à l’avortement) mis en place par l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France.

Garantir le choix

Marisol Touraine souhaite également rebattre les cartes des compétences du personnel médical. La ministre veut que les sages-femmes puissent réaliser les avortements médicamenteux. Les médecins des centres de santé seraient chargés des IVG instrumentales. Une répartition pour garantir le "choix" de la méthode utilisée.

Samedi la ministre de la Santé et Pascale Boistard, secrétaire d’Etat aux femmes, participeront à la journée militante "Bougez pour l’IVG" en faveur du droit à l’avortement en France et en Europe.

De nouvelles mesures pour simplifier l'accès à l'IVG. Reportage de Bruno Rougier.
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