Cet article date de plus de cinq ans.

Vidéo 13h15. Sainte-Anne : "Les urgences psy sont une lucarne sur le monde..."

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 3 min.
13h15 le dimanche. Sainte-Anne : "Les urgences psy sont une lucarne sur le monde..."
Article rédigé par
France Télévisions

Le service des urgences psychiatriques du centre hospitalier Sainte-Anne de Paris accueille toute personne en souffrance psychique. Une aide par l'écoute, en libérant la parole, 365 jours pas an, pour éviter qu'advienne l'irréparable… Extrait de "13h15 le dimanche" du 24 janvier.

Les urgences psychiatriques du centre hospitalier Sainte-Anne de Paris sont ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elles viennent au secours des personnes qui frappent à la porte ou y sont conduites par les pompiers, la police ou leurs proches. Le service aide en libérant la parole et répond aussi au téléphone pour éviter que l'irréparable se produise.

Seule une équipe particulièrement soudée est en mesure de faire face au jour le jour à tant de détresse. L'infirmière Marlène, l'interne en psychiatrie Denis-Paul et la femme de ménage Marina travaillent ensemble, oubliant leurs positions hiérarchiques. Le seul moyen pour tenir le choc.

"Les attentats sont à l'origine d'une émotion extrême"

Après trois ans dans le service, Marina va reprendre ses études pour devenir infirmière. Elle se souvient de la réputation de la psychiatrie : "On avait des a priori, comme tout le monde, mais pas du tout… En fait, ce ne sont pas des fous, comme on pourrait le dire." Pour le médecin psychiatre Pierre Lana, "les urgences psychiatriques sont une espèce de lucarne sur le monde". 

"Les gens viennent nous raconter des histoires qui nous apprennent beaucoup des moments de tension que connaît la société, témoigne le doyen du service. Les attentats sont à l'origine d'une émotion extrême. Les gens confrontés directement au drame sont traumatisés. Il ne s'agit pas de maladie mentale. Des gens moins proches ont été très angoissés… Cela a fait venir beaucoup de gens aux urgences."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.