Police : les syndicats appellent au service minimum

Après les "gilets jaunes", les "gyros bleus". Le nom de ce mouvement lancé sur les réseaux sociaux par les policiers apparaît en une de "La Voix du Nord". Plusieurs actions sont lancées comme le service minimum dans les commissariats.

FRANCE 3

Ils sont venus en tenu civil, mais aussi en uniforme pour montrer leur colère, mercredi 19 décembre à Rouen (Seine-Maritime). Ils sont plusieurs dizaines de policiers à manifester dans l'enceinte de leur commissariat. Certains se disent au bord de la rupture. "Aujourd'hui vous avez affaire à des policiers qui sont épuisés, fatigués, qui en ont marre. On nous avait promis plein de choses et aujourd'hui on ne voit rien arriver", explique Karim Benacer, du syndicat Alliance. À Mérignac (Gironde), dans les Yvelines, dans le Val d'Oise ou en région parisienne, de nombreux policiers se sont pris en photo de façon symbolique pour montrer leur ras-le-bol.

Une prime de 300 euros promise par le ministre de l'Intérieur

Dans un commissariat de Versailles (Yvelines), un service minimum a été lancé mercredi matin. Aucune patrouille ne circule. Les véhicules de police ne sortiront qu'en cas d'urgence. "Concrètement aujourd'hui, mes collègues ne sortiront que sur appel 17, la police secours", explique Yohann Godeau, délégué départemental Alliance 78. Mardi 18 décembre, plusieurs syndicats de police ont été reçus par Christophe Castaner. Il a promis une prime de 300 euros pour les fonctionnaires mobilisés sur les "gilets jaunes". 

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Un policier dans le quartier du faubourg Saint-Honoré à Paris, le 15 décembre 2018, lors de l\'\"acte 5\" de la mobilisation des \"gilets jaunes\".
Un policier dans le quartier du faubourg Saint-Honoré à Paris, le 15 décembre 2018, lors de l'"acte 5" de la mobilisation des "gilets jaunes". (LAURE BOYER / HANS LUCAS / AFP)