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Prothèses PIP : l'Agence du médicament mise en cause

Selon un rapport dévoilé par Mediapart, l'ANSM aurait réagi à l'affaire PIP avec au moins deux ans de retard.

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France Télévisions
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Un chirurgien s'apprête à retirer des implants mammaires PIP sur une patiente, en décembre 2011, à Nice (Alpes-Maritimes). (SEBASTIEN NOGIER / AFP)

L'ampleur du scandale des prothèses PIP aurait-elle pu être limitée ? C'est ce que laisse penser un rapport interne à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps) révélé par Mediapart (article payant), mardi 1er octobre. L'une de ses principales conclusions est que "l'Afssaps a réagi avec au moins deux ans de retard aux signaux d'alerte qu'elle a reçus".

D'après Mediapart, ce document confidentiel, rédigé début 2012, montre en effet que la commercialisation des prothèses PIP aurait pu être suspendue bien avant mars 2010. Selon le rapport, "l'augmentation des ruptures pour les prothèses PIP amorcée dès 2006" aurait dû pousser l'Afssaps à "réagir dès 2007, et au plus tard en 2008". Cela aurait ainsi permis d'éviter qu'"entre 6 445 et 10 466 femmes" se fassent implanter des prothèses défectueuses, malgré les premiers avertissements.

Le rapport officiel a été expurgé

Toujours selon Mediapart, le document interne juge "incompréhensible" que l'Agence du médicament ait cherché à rassurer les femmes porteuses de prothèses PIP, alors que "le processus de fabrication, la caractérisation physico-chimique, l’évaluation du danger… [étaient] inconnus".

Des critiques pour le moins gênantes pour l'ANSM, dont la direction a publié un rapport officiel sur cette affaire en février 2012. Cette version-là occultait, à l'époque, ces informations.

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