Les sages-femmes dénoncent "l'invisibilité" de leur profession et regrettent d'avoir "été les grandes ignorées du Ségur de la santé"

Dans une lettre ouverte, l'Ordre national des sages-femmes regrette de ne se voir "proposer aucune perspective, niant leur engagement dans la crise, mais également le rôle fondamental qu’elles occupent au quotidien".

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Radio France
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Une sage-femme s'occupe d'un nouveau-né à la maternité de la clinique Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine), le 20 janvier 2020. (LIONEL LE SAUX / MAXPPP)

Les sages-femmes ont dénoncé, dans une lettre ouverte publiée vendredi 17 juillet, "l'invisibilité" qui "frappe une nouvelle fois" leur profession et regrettent d'avoir "été les grandes ignorées du Ségur de la santé". Le personnel paramédical et non médical a notamment obtenu une enveloppe de 7,6 milliards d'euros pour améliorer ses rémunérations.

La lettre ouverte a été publiée sur le site de l'Ordre national des sages-femmes : "Alors que le Ségur de la santé avait pour ambition de valoriser les professionnels de santé, l’invisibilité frappe une nouvelle fois les sages-femmes", est-il écrit dans la lettre.

Oubliées des pouvoirs publics lors de la crise sanitaire, elles le sont encore au cours du Ségur.

Ordre national des sages-femmes

dans une lettre ouverte

"Les syndicats professionnels n’ayant pu participer" au Ségur de la santé, "les sages-femmes se voient attribuer une augmentation calquée sur celle des professions paramédicales et non médicales et ne se voient proposer aucune perspective, niant leur engagement dans la crise, mais également le rôle fondamental qu’elles occupent au quotidien", rappellent-elles.

Une profession qui se sent exclue

En effet, le suivi et la prise en charge de la grossesse et de l'accouchement ne se déprogramment pas. Les sages-femmes rappellent que toute la profession a été mobilisée pendant la crise du Covid-19 : "Les sages-femmes libérales, après avoir été oubliées dans le premier arrêté sur la distribution de masques, ont continué à travailler afin de garantir la sécurité des femmes et des nouveau-nés", expliquent-elles.

Les sages-femmes font part de leur lassitude de se sentir "exclues" des politiques de santé. Elles se disent "insatisfaites de leur statut et de leur positionnement" et "désabusées de voir le caractère médical de leur profession ignoré". L’Ordre national des sages-femmes appelle les pouvoirs publics à ouvrir des négociations avec les syndicats professionnels afin d’aborder les évolutions attendues par les sages-femmes.

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