Déserts médicaux : les villes en panne de médecins

Les déserts médicaux ne touchent pas seulement les zones rurales. Dans une enquête dévoilée mercredi 27 novembre, l'UFC-Que-Choisir estime que près d'un médecin traitant sur deux refuse des nouveaux patients et la situation est encore plus critique dans les villes de plus de 10 000 habitants.

France 3

Trouver un médecin traitant dans une ville comme Albi (Tarn) n'est pas si simple. Dans le département, près de 8% de la population n'a pas de médecin traitant. En cause, des docteurs débordés et un vieillissement des professionnels qui, partis à la retraite, sont de moins en moins remplacés. "De bouche à oreille, j'ai trouvé un autre médecin, j'ai dû le voir deux fois et puis lui aussi est parti à la retraite", atteste un Albigeois.

Une demande sur deux refusée

Dans les villes de plus de 10 000 habitants comme Albi, Castres ou Gaillac, plus d'une demande sur deux se solde par un refus. Une praticienne dénonce une surchauffe de la médecine locale. "Si vous ne pouvez pas répondre à la demande parce que vous êtes déjà complet, vous donnez des rendez-vous à 15 jours, sauf que la maman qui m'appellent parce que son enfant à 40 de fièvre, c'est le jour même, pas dans 15 jours. Si on prend trop de patients, on se retrouve dans la situation où on ne peut pas bien faire notre travail", explique-t-elle.

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Un médecin de campagne examine une patiente, à Egliseneuve-d\'Entraigues (Puy-de-Dôme), le 29 janvier 2013.
Un médecin de campagne examine une patiente, à Egliseneuve-d'Entraigues (Puy-de-Dôme), le 29 janvier 2013. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)