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Médecins intérimaires : encadrer les abus

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Médecins intérimaires : encadrer les abus
FRANCE 2
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On les appelle les médecins mercenaires : ils viennent au secours des hôpitaux débordés. Le gouvernement a décidé de plafonner le salaire brut de ces intérimaires : 1 400 euros maximum la journée de garde. 

Ils dépannent les hôpitaux qui manquent de personnel, mais à des salaires bien plus importants que ceux des titulaires. Le recours aux médecins intérimaires coûterait chaque année 500 millions d'euros aux hôpitaux publics. À partir de 2018, leur rémunération sera plafonnée. Pour le député Olivier Véran, qui a rendu un rapport en 2013, il est urgent d'agir, car le coût de l'intérim est aberrant et la situation mal comprise par les autres médecins : "Quand vous êtes salarié de l'hôpital praticien hospitalier, fonctionnaire, vous allez avoir à peu près 4 000 euros de salaire par mois, et vous allez bosser avec des gens qui vont faire deux fois 24h dans le même service que vous et qui vont avoir la même chose", explique-t-il. 

1 404 euros bruts de plafond en 2018

Le plafond désormais fixé pour une mission d'intérim de 24 heures sera progressivement abaissé. En 2018, ce sera 1 404 euros brut. En 2019, 1 287 euros brut, et en 2020, 1 170 euros brut. Pour les établissements de santé, la mesure est bienvenue, mais ils réclament surtout davantage de moyens pour recruter de jeunes médecins à un salaire attractif. Les agences d'intérim devront aussi dès l'année prochaine s'assurer que leurs praticiens ne cumulent pas un poste salarié dans un hôpital et des missions d'intérim.

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