L'Assemblée écarte la possibilité pour les pharmaciens de prescrire directement certains médicaments

L'amendement a été rejeté vendredi soir. Il prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans.

Le rayon d\'une pharmacie à Orléans (Loiret), le 11 janvier 2018.
Le rayon d'une pharmacie à Orléans (Loiret), le 11 janvier 2018. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Il devait s'agir d'un test. L'Assemblée nationale a rejeté, vendredi 26 octobre, la possibilité pour les pharmaciens de prescrire directement certains médicaments, contrairement à ce que nous annoncions samedi matin, en relayant une dépêche de l'AFP.  Les députés ont en revanche adopté plus tôt un article qui prévoit la possibilité pour les pharmaciens, dans le cadre d'une "coopération" avec des médecins, "de renouveler des traitements chroniques ou d'ajuster leur posologie".

Mais le projet de la députée LREM Delphine Bagarry, à l'origine de l'amendement rejeté, allait plus loin. Elle voulait "confier aux pharmaciens, dans le cadre de protocoles conclus entre médecins et pharmaciens, la délivrance de certains médicaments à prescription médicale obligatoire pour certaines pathologies". Le cas des infections urinaires a notamment été évoqué durant les débats.

L'amendement prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans. "On ne transforme pas le pharmacien en médecin mais on permet, dans l'intérêt des patients, de faciliter la délivrance de certains médicaments", a ajouté l'élue de la majorité, en martelant son objectif : "permettre aux Français d'accéder plus facilement aux soins dont ils ont besoin, en s'appuyant sur les compétences de chacun". Malgré tout, plusieurs députés de droite et de gauche se sont interrogés sur "le respect des métiers".