VIDEO. "On déborde" : le cri d'alarme des urgences face aux conditions d'accueil des patients à l'hôpital

L'ensemble des personnels de santé dénoncent des conditions de travail et d'accueil des malades insupportables pour tous. Près d'une centaine d'établissements seraient concernés. 

FRANCE 2

Des infirmiers débordés : pas moins de 13 patients sur des brancards, en attente, dans les couloirs des urgences. A Toulon (Var) samedi 17 mars après-midi, le service était complément saturé, comme depuis plusieurs semaines. Ici, les patients affluent parfois dès le matin.

Et quand il n'y a plus de place dans le couloir, les malades doivent attendre dans le hall d'accueil, avec les pompiers, avant même d'être pris en charge. Des services d'urgence saturés : c'est le cas partout en France depuis le début de l'année, par exemple à Vichy (Allier). Ici, les personnels en grève dénoncent les conditions de travail. "On déborde depuis longtemps", assure le chef des urgences du centre hospitalier de Vichy, le Dr David Dall'Aqua.

Un risque de surmortalité

Selon une association, sur un panel d'une centaine d'établissements, chaque nuit, 300 patients dorment sur des brancards. En cause, le manque de lits disponibles. Certains médecins alertent du risque de surmortalité lié à cette crise.

"De récents décès ont montré la situation parfois dramatique de certains services d'urgences, explique la journaliste de France 2 Nabila Tabouri depuis l'hôpital Saint Antoine, à Paris. La justice a ouvert deux enquêtes sur des morts suspectes : celle d'une femme de 73 ans à Reims la semaine dernière (...) et la mort également d'une femme de 60 ans, à Rennes, lundi dernier." Dans les deux cas, les hôpitaux invoquent des services d'urgences saturés.

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Une personne est transportée aux urgences du CHU Pontchaillou de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 10 mai 2006.
Une personne est transportée aux urgences du CHU Pontchaillou de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 10 mai 2006. (PLATRIEZ / BSIP / AFP)