Mort de Naomi Musenga : le parquet de Strasbourg ouvre une enquête préliminaire pour "non-assistance à personne en péril"

La sœur de Naomi a écrit au procureur pour déposer plainte.

Naomi Musenga, sur une photo non datée.
Naomi Musenga, sur une photo non datée. (FRANCE 2)

La justice s'empare de la mort de Naomi Musenga. Le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin) a ouvert, mercredi 9 mai, une enquête préliminaire du chef de "non-assistance à personne en péril". La sœur de la jeune femme de 22 ans, morte le 29 décembre 2017 après ne pas avoir été prise au sérieux par le Samu, a écrit au procureur pour déposer plainte.

Dans sa lettre, Louange Musenga "met en cause les services du SAMU et les personnes ayant pris en charge les appels de Naomi Musenga le jour de son décès, estimant par ailleurs que les causes du décès demeurent floues, nonobstant les premiers résultats de l'autopsie médicale réalisée le 3 janvier 2018", précise le parquet dans son communiqué. L'enquête a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) Grand Est.

Cette enquête judiciaire s'ajoute à celle diligentée par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). L'opératrice du Samu, qui avait raillé la jeune femme au téléphone, a été suspendue "à titre conservatoire" par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg.