Un nouveau-né est mort après avoir reçu une dose de vitamine D

"Des investigations sont en cours pour déterminer les causes exactes du décès et savoir s'il est susceptible d'être imputé à l'Uvestérol D", précise l'agence du médicament dans un communiqué.

De la vitamine D en solution buvable.
De la vitamine D en solution buvable. (GARO / PHANIE / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Un nourrisson âgé de dix jours est mort le 21 décembre à son domicile par "arrêt cardio-respiratoire" après l'administration d'une dose d'uvestérol D contre la carence en vitamine D, annonce l'agence du médicament (ANSM), lundi 2 janvier. Le lien entre la prise du médicament et le décès n'est pas encore établi avec certitude. "Des investigations sont en cours pour déterminer les causes exactes du décès et savoir s'il est susceptible d'être imputé à l'Uvestérol D", précise en effet l'ANSM dans un communiqué.

Des signes de suffocation après l'administration

L'enfant, âgé de dix jours, a présenté des signes de suffocation et fait un arrêt cardio-respiratoire à son domicile. Le Figaro écrit que l'ANSM a été informée du décès le jour même "de manière informelle". Vendredi, "soit huit jours après l'accident", l'ANSM a alerté les centres de pharmacovigilance (CRPV) chargés de veiller aux effets secondaires des produits de santé.

L'agence, quant à elle, assure être "en lien étroit avec les centres régionaux de pharmacovigilance concernés depuis le 22 décembre". Elle ajoute que "les premières conclusions des investigations seront connues dans les prochains jours" et qu'elles seront suivies d'éventuelles mesures. "Depuis 1990, date de la mise sur le marché de l'uvestérol D, aucun décès n'a été imputé à l'administration de ce produit", signale encore l'agence.

Plusieurs mises en garde par le passé

L'Uvestérol D est un médicament très courant à base de vitamine D, produit par le laboratoire Crinex. Il a été fait l'objet de plusieurs mises en garde par le passé, après des malaises de bébés lors de son administration. Des précautions sont en effet nécessaires lors de l'administration de ce médicament, afin de prévenir les "fausses routes" chez le nouveau-né.

En 2013, l'ANSM avait mentionné des "signalements de malaise et de fausse-route chez des nourrissons, en particulier chez des nouveau-nés prématurés et des nourrissons âgés de moins d'un mois". Elle dit avoir demandé au laboratoire Crinex de mettre en place des mesures pour minimiser les risques. Ces mesures prévoyaient notamment la remise de fiches conseils aux parents par le médecin ou le pharmacien sur la manière d'administrer le médicament.