Pharmacies : de plus en plus de fermetures

L'Ordre National des Pharmaciens vient de dresser un bilan de la profession, qui comporte de plus en plus de jeunes et de femmes. Néanmoins, la lumière est mise sur une inquiétude : pour survivre, la petite pharmacie du coin a tout intérêt à se regrouper avec les autres.

FRANCE 3

À Ceilhes-et-Rocozels (Hérault), petite commune d'Occitanie, la pharmacie a fermé ses portes il y a trois ans, obligeant ses 1 800 habitants à prendre la route pour acheter leurs médicaments ou glaner des informations. Il faut désormais "au minimum une heure aller-retour" pour se rendre à la pharmacie la plus proche, selon un habitant, "on est isolés maintenant". La disparition d'officines est une tendance qui ne cesse de s'accentuer dans le pays ; depuis trois ans, une pharmacie ferme tous les deux jours. 

"La profession évolue"

En cause, le départ des médecins de proximité, qui envoient la clientèle se fournir ailleurs. Mais aussi la baisse du prix du médicament, qui diminue les marges : "Je vis du médicament, et sans faire offense à mes confrères qui travaillent en ville, je ne vis pas de shampooing ni de crème cosmétique, ironise Marc Alandry, pharmacien à Couiza (Aude). Donc la baisse du prix du médicament impacte directement mon activité".

Le système de financement est en train de changer, mais certains représentants des pharmaciens sont au contraire plutôt optimistes : "La profession évolue : maintenant les pharmaciens, dans deux régions, pratiquent la vaccination, cela va être étendu à quatre régions, et on espère ensuite en 2019 sur toute la France", analyse Alain Delgutte, président du Conseil central section A de l'Ordre des Pharmaciens. Un optimisme renforcé par une nouvelle tendance de fond : celle du regroupement de pharmacies.

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Une pharmacie, volet baissé, à Paris.
Une pharmacie, volet baissé, à Paris. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)