Des médecins et professionnels de la santé signent une tribune contre les médecines alternatives comme l'homéopathie

Les signataires décrivent dans "Le Figaro" des disciplines "sans aucun fondement scientifique", "nourries par des charlatans" et "basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse".

Des médecins dénoncent l\'utilisaiton de l\'homéopathie, le 19 mars 2018 dans une tribune publiée sur \"Le Figaro\".
Des médecins dénoncent l'utilisaiton de l'homéopathie, le 19 mars 2018 dans une tribune publiée sur "Le Figaro". (GARO / PHANIE / AFP)

L'homéopathie ? Une "discipline ésotérique". Quelque 124 médecins et professionnels de santé signent, lundi 19 mars, une tribune publiée dans Le Figaro contre l'utilisation de médecines alternatives. "Le collectif demande l'exclusion de ces disciplines ésotériques du champ médical", explique le quotidien. Les signataires décrivent des disciplines "sans aucun fondement scientifique", "nourries par des charlatans" et "basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse".

De ces pratiques qui ne sont ni scientifiques ni éthiques, mais bien irrationnelles et dangereuses, nous souhaitons nous désolidariser totalement.Les signataires de la tribunedans "Le Figaro"

Les auteurs de ce texte pointent tout particulièrement du doigt trois risques dans l'utilisation de ces médecines alternatives. Tout d'abord, "elles soignent l'inutile en surmédicalisant la population", écrivent-ils. Elles installent ensuite une "défiance" vis-à-vis de la médecine "conventionnelle" et enfin, elles "retardent les diagnostics".

Le collectif formule plusieurs demandes

Face à leur utilisation par des médecins, dans des hôpitaux ou dans les facultés de médecine, ainsi qu'à leur prise en charge par l'assurance-maladie, le collectif fait plusieurs demandes à l'attention du "Conseil de l'ordre des médecins et [des] pouvoirs publics". Il s'agit de "ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir", "ne plus reconnaître" ces pratiques comme médicales, ne plus les enseigner dans les formations, ne plus les rembourser, mieux informer sur leurs effets et enfin exiger des professionnels de s'en écarter.