VIH : première greffe de rein d’une donneuse séropositive de son vivant

Aux États-Unis, une greffe de rein a été réalisée entre une donneuse vivante porteuse du VIH et un receveur séropositif. Une première mondiale qui témoigne des progrès réalisés dans les traitements contre le Sida.

VIH : première greffe de rein d’une donneuse séropositive de son vivant
VIH : première greffe de rein d’une donneuse séropositive de son vivant

Une nouvelle étape dans le domaine des greffes d’organes. Pour la première fois, le rein d’une donneuse séropositive vivante a été greffé à une autre personne porteuse du VIH. L’opération a eu lieu le 25 mars 2019 aux États-Unis, à l’hôpital Johns Hopkins à Baltimore. La donneuse Nina Martinez, âgée de 35 ans, souhaitait initialement que son rein soit greffé à l’un de ses amis également porteur du VIH. Malheureusement, ce dernier est décédé avant que la greffe ne puisse se faire mais Nina n’a pas renoncé à poursuivre sa démarche pour donner son organe à un receveur anonyme. "Quand je sors ce receveur de la liste [d'attente], tout le monde gagne une place, qu'ils aient le VIH ou non", confie-t-elle au Washington Post.

A lire aussi : Grande injustice dans l'attribution des greffes de rein

"J'ai hâte de voir qui sera le suivant"

Il s’agit de la première greffe entre personnes séropositives car jusqu’à présent, les médecins considéraient trop dangereux de ne laisser qu'un seul rein à une personne atteinte du VIH. En effet, même si le donneur ou la donneuse est en bonne santé au moment de la greffe, le rein restant pourrait subir des dommages ultérieurs dus au virus du Sida ou à ses traitements. La décision de réaliser la greffe témoigne cependant aujourd’hui de la confiance des scientifiques dans les médicaments antirétroviraux actuels, qui offrent aux malades une nette augmentation de leur qualité de vie.

Lors d’une conférence de presse donnée le 28 mars 2019, Nina Martinez a déclaré qu’elle se "[sentait] bien" et que "cela [faisait] du bien d’avoir des bonnes nouvelles, car il y [avait] beaucoup de problèmes insolubles avec le VIH". Le receveur anonyme, de son côté, "se porte à merveille" selon l’hôpital américain. "A tous ceux qui envisagent de se lancer, je veux dire que c'est faisable. Je viens de vous montrer comment, et j'ai hâte de voir qui sera le suivant", s’est également réjoui la donneuse.

600 séropositifs pourraient donner des organes chaque année

"Les portes sont désormais ouvertes pour que les gens qui vivent avec le VIH deviennent des donneurs de rein", selon le docteur Dorry Segev, chirurgien en charge de l’opération à l'hôpital John Hopkins. Ce médecin estime en effet que 500 à 600 personnes séropositives pourraient donner des organes chaque année aux Etats-Unis. Les conditions sont d'être en bonne santé et d'avoir le virus sous contrôle. Cette perspective pourrait aider à combler la pénurie d'organes, d'autant que des milliers de personnes séropositives meurent tous les ans dans l'attente d'une greffe. "Il y a 30 ans, la maladie était une sentence de mort. Mais désormais, une personne avec le VIH peut sauver une vie", s'est félicité le docteur Segev.

Jusqu'à présent, seuls des organes prélevés sur des personnes séropositives décédées pouvaient être greffés. Cela avait eu lieu pour la première fois aux États-Unis en mars 2016 lorsque le foie d’un donneur séropositif décédé avait été greffé à un patient porteur du VIH.
Quelques mois plus tard, en octobre 2016, une autre greffe notable avait eu lieu en Afrique du Sud : une mère séropositive avait donné de son vivant une partie de son foie à son fils séronégatif malade de cet organe. Un an plus tard, l’enfant sous traitements antirétroviraux ne semblait pas présenter de signe d'une infection par le VIH.

Une nouvelle étape dans le domaine des greffes d’organes. Pour la première fois, le rein d’une donneuse séropositive vivante a été greffé à une autre personne porteuse du VIH. L’opération a eu lieu le 25 mars 2019 aux États-Unis, à l’hôpital Johns Hopkins à Baltimore. La donneuse Nina Martinez, âgée de 35 ans, souhaitait initialement que son rein soit greffé à l’un de ses amis également porteur du VIH. Malheureusement, ce dernier est décédé avant que la greffe ne puisse se faire mais Nina n’a pas renoncé à poursuivre sa démarche pour donner son organe à un receveur anonyme. "Quand je sors ce receveur de la liste [d'attente], tout le monde gagne une place, qu'ils aient le VIH ou non", confie-t-elle au Washington Post.

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"J'ai hâte de voir qui sera le suivant"

Il s’agit de la première greffe entre personnes séropositives car jusqu’à présent, les médecins considéraient trop dangereux de ne laisser qu'un seul rein à une personne atteinte du VIH. En effet, même si le donneur ou la donneuse est en bonne santé au moment de la greffe, le rein restant pourrait subir des dommages ultérieurs dus au virus du Sida ou à ses traitements. La décision de réaliser la greffe témoigne cependant aujourd’hui de la confiance des scientifiques dans les médicaments antirétroviraux actuels, qui offrent aux malades une nette augmentation de leur qualité de vie.

Lors d’une conférence de presse donnée le 28 mars 2019, Nina Martinez a déclaré qu’elle se "[sentait] bien" et que "cela [faisait] du bien d’avoir des bonnes nouvelles, car il y [avait] beaucoup de problèmes insolubles avec le VIH". Le receveur anonyme, de son côté, "se porte à merveille" selon l’hôpital américain. "A tous ceux qui envisagent de se lancer, je veux dire que c'est faisable. Je viens de vous montrer comment, et j'ai hâte de voir qui sera le suivant", s’est également réjoui la donneuse.

600 séropositifs pourraient donner des organes chaque année

"Les portes sont désormais ouvertes pour que les gens qui vivent avec le VIH deviennent des donneurs de rein", selon le docteur Dorry Segev, chirurgien en charge de l’opération à l'hôpital John Hopkins. Ce médecin estime en effet que 500 à 600 personnes séropositives pourraient donner des organes chaque année aux Etats-Unis. Les conditions sont d'être en bonne santé et d'avoir le virus sous contrôle. Cette perspective pourrait aider à combler la pénurie d'organes, d'autant que des milliers de personnes séropositives meurent tous les ans dans l'attente d'une greffe. "Il y a 30 ans, la maladie était une sentence de mort. Mais désormais, une personne avec le VIH peut sauver une vie", s'est félicité le docteur Segev.

Jusqu'à présent, seuls des organes prélevés sur des personnes séropositives décédées pouvaient être greffés. Cela avait eu lieu pour la première fois aux États-Unis en mars 2016 lorsque le foie d’un donneur séropositif décédé avait été greffé à un patient porteur du VIH.
Quelques mois plus tard, en octobre 2016, une autre greffe notable avait eu lieu en Afrique du Sud : une mère séropositive avait donné de son vivant une partie de son foie à son fils séronégatif malade de cet organe. Un an plus tard, l’enfant sous traitements antirétroviraux ne semblait pas présenter de signe d'une infection par le VIH.