Rougeole : la ministre de la Santé demande aux personnes non vaccinées de "faire un rattrapage"

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a expliqué, mercredi sur France Inter, que la couverture vaccinale est insuffisante pour empêcher l'épidémie de rougeole d'émerger.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 14 février 2018, sur France Inter.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 14 février 2018, sur France Inter. (RADIO FRANCE / CAPTURE ECRAN)

La ministre de la Santé Agnès Buzyn appelle, mercredi 14 février, sur France Inter, les "personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui n'ont pas fait vacciner leurs enfants" contre la rougeole à "faire un rattrapage". Depuis début novembre et le début de l'épidémie de rougeole, 269 cas ont été recensés en Nouvelle-Aquitaine, quatre patients ont été placés en réanimation et une jeune femme de 32 ans est morte de la maladie, samedi, à Poitiers.

Agnès Buzyn émet cette recommandation, car la couverture vaccinale "est autour de 70%, c'est le cas dans le Sud-Ouest. C'est totalement insuffisant pour empêcher une épidémie d'émerger". La ministre de la Santé prévient que "c'est une maladie potentiellement grave et les personnes les plus vulnérables, notamment celles que l'on ne peut pas vacciner aujourd'hui, pâtissent du fait que la population n'est pas suffisamment couverte par le vaccin et dissémine le virus".

La ministre répond à la mère de la victime

La mère de la victime, qui n'était pas vaccinée, affirme que sa fille a contracté la maladie à l'hôpital : "C'est ce que dit la maman. Aujourd'hui, je n'ai pas les éléments, évidemment, pour conclure. J'attends donc de savoir ce qui sera dit par le personnel de l'hôpital, puisque nous avons demandé, évidemment, des remontées", répond Agnès Buzyn.

"Aujourd'hui, pratiquement tous les cas de rougeole sont survenus chez des gens soit non vaccinés, soit n'ayant eu qu'une seule dose dans leur vie, alors que deux doses étaient recommandées à l'époque. Elles sont maintenant obligatoires, je le rappelle, en raison de la gravité de la maladie", ajoute Agnès Buzyn, qui précise qu'un carnet de santé électronique accessible à tous sur internet sera mis en place en 2018.