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Cas mortels de méningite : cinq questions-réponses pour ne pas paniquer

Après quatre cas mortels de méningite C, les autorités recommandent la vaccination pour les enfants et les jeunes adultes. Elle permet d'immuniser les personnes concernées et de stopper la contagion.

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France Télévisions
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Une campagne de vaccination contre la méningite C dans un centre de santé à Lyon (Rhône), le 29 avril 2013. (AUBERT / BSIP / AFP)

Un mot d'ordre : la vaccination. Quatre cas mortels de méningite C, liés à une souche "très virulente", ont été recensés dans l'Allier, dans la Creuse et dans le Rhône depuis le début du mois de novembre, ont annoncé les Agences régionales de santé (ARS), vendredi 18 décembre. Depuis, les autorités sanitaires recommandent de se faire vacciner. Francetv info répond aux questions sur cette méningite et sur la vaccination.

Quel est le type de méningite en cause ?

Dans les quatre cas mortels recensés ces dernières semaines, il s'agit de la méningite provoquée par le méningocoque du groupe C. Il existe plusieurs types de méningocoques. Les plus répandus en France sont le groupe B (68% des cas), suivi du groupe C (18% des cas), rappelle le site info-meningocoque.fr, réalisé par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Un méningocoque est une bactérie qui se loge dans la gorge et le nez. Le plus souvent, le méningocoque n'entraîne pas de maladie, signale l'Assurance maladie. Néanmoins, il peut parfois provoquer des infections graves, les méningites, qui peuvent être mortelles ou laisser des séquelles graves.

Comment se transmet le méningocoque ?

La bactérie se transmet par le biais des sécrétions respiratoires ou salivaires, uniquement de personne à personne, à courte distance, face à face. Mais le méningocoque ne se transmet "en aucun cas par les objets, les animaux ou l'eau", rappelle le site info-méningocoque, qui estime donc que le risque de transmission est "faible".

Que faire en cas de symptômes ?

Les symptômes sont une fièvre élevée mal tolérée, et/ou une ou plusieurs taches rouges ou violacées sur le corps, relaie le ministère de la Santé. En cas de doute, il faut consulter son médecin traitant ou contacter en urgence le 15.

Pour les personnes qui ont été en contact avec des sujets touchés par la méningite, des traitements antibiotiques existent, rappelle le ministère. En outre, on leur administre le vaccin. "La vaccination a un double effet, explique Julie Soma, de l'ARS Rhône-Alpes, à francetv info, le vaccin protège la personne en l'immunisant et empêche que la bactérie ne se transmette."

Qui est concerné par la vaccination ?

Depuis 2010, la vaccination contre la méningite C est recommandée pour les personnes âgées de 12 mois à 24 ans. Le vaccin est inscrit sur le calendrier vaccinal. Mais, au vu des cas récents, cette recommandation est réitérée dans trois départements : la Creuse, l'Allier et le Rhône.

Dans le cas de la Creuse et de l'Allier, qui sont limitrophes, la vaccination est recommandée sur l'ensemble de ces deux départements. En revanche, dans le Rhône, où un collégien est décédé jeudi, l'ARS Rhône-Alpes recommande une vaccination sur un secteur de quatre communes : L’Arbresle, Saint-Pierre-la-Palud, Saint-Bel et Savigny. Julie Soma précise que les personnes ayant été en contact avec la victime ont déjà été vaccinées. "Pour les autres, il n'y a pas de caractère d'urgence", ajoute-t-elle.

Comment se déroule la vaccination ?

"Il n'y a pas de campagne de vaccination de masse, il s'agit d'une démarche individuelle", explique l'Agence régionale de santé du Limousin, contactée par francetv info. L'ARS précise que ce vaccin, qui coûte une vingtaine d'euros, peut être administré par les médecins, les sages-femmes pour leurs patientes et les infirmières sur prescription médicale. Il est aussi possible de se faire vacciner gratuitement dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI) pour les moins de 6 ans, dans un centre de vaccination après l'âge de 6 ans, ou encore à l'hôpital.

Une seule injection est nécessaire. Elle est remboursée à 65% par l'Assurance maladie, précise l'Inpes, qui ajoute que les effets secondaires sont "rares et non graves". Enfin, après une pénurie en début d'année 2015, le vaccin est de nouveau en stock.

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