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Epidémie de grippe : les services funéraires sont débordés, selon "Le Parisien"

Le quotidien francilien a interrogé organisateurs d'obsèques et responsables de crématoriums.

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France Télévisions
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Une ambulance arrive à l'hôpital Trousseau, à Tours (Indre-et-Loire), le 12 janvier 2017. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Le bilan de l'épidémie de grippe sera "probablement lourd", a prévenu la ministre de la Santé, Marisol Touraine, mercredi 11 janvier. L'Agence nationale de Santé publique avait elle averti que cette saison s'annonçait délicate, avec le retour d'un virus de type A(H3N2), cousin de celui qui avait contribué il y a deux ans à une surmortalité de 18 000 personnes à l'hiver 2014-2015. L'enquête du Parisien auprès des services funéraires publié dans l'édition datée du vendredi 13 janvier du quotidien francilien semble le confirmer.

Le crématorium du Père Lachaise est saturé

Parmi les témoignages recueillis, celui du directeur du crématorium du Père Lachaise, à Paris. "De novembre à avril, notre activité augmente traditionnellement de 40% par rapport au mois d'août", à cause du froid et du virus, témoigne-t-il dans le journal. Mais, en ce début d'année 2017, c'est bien pire. "Nos chiffres de crémation vont même dépasser ceux de 2015", poursuit-il, alors que l'épidémie avait été meurtrière, cette année-là.

Celui de Lyon affiche des plannings "complets"

Même son de cloche à Lyon, toujours selon les témoignages recueillis par Le Parisien. "Le responsable du crématorium de Lyon, qui a incinéré cinq des treize personnes âgées, victimes de la grippe, dans une maison de retraite, début janvier, confirme des 'plannings complets'", est-il écrit dans le quotidien. Cité par le journal, il affirme avoir "une suractivité de 15%" et "énormément de réservations".

Des employés en vacances ont été rappelés

Autre signal d'alerte : des employés en vacances ont dû être rappelés pour faire face aux enterrements supplémentaires. "Un peu partout en France, dans les agences de pompes funèbres, les croque-morts sont contraints ces derniers jours d'enchaîner les heures supplémentaires", relève Le Parisien. Ainsi "Jean-Marie Aubin, à la tête d'un centre funéraire à Gap (Hautes-Alpes), fait face à un surcroît d'activité de l'ordre de 20% par rapport à un mois de janvier ordinaire, après avoir connu un pic de 30% fin décembre".

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