La PHOTO. RDC : les sanglots d'une mère face au cercueil de son enfant emporté par Ebola

Comme cette jeune mère, de nombreuses familles congolaises sont endeuillées. Depuis le début de l'épidémie d'Ebola, en août 2018, plus de 300 personnes ont succombé à la maladie. La situation reste totalement alarmante dans la province du Nord-Kivu.

Dans un communiqué, l'évêque de Butembo-Beni, Sikulu Paluku Melchisédech, dénonce la résistance de ceux qui refusent d'appliquer les prescriptions hygiéniques, au point de contaminer d'autres membres de la société. Certaines personnes n'hésitent pas à profaner des tombes en déterrant les personnes décédées de la maladie à virus pour respecter des rites funéraires. Celles-ci ont fini, à leur tour, par être contaminés. Cinq mois après la déclaration de l'épidémie, plus de 47 000 personnes ont été vaccinées. "S'il n'y avait pas les vaccins, on serait à des dizaines de milliers de victimes et de morts", a estimé le ministre congolais de la Santé, le Dr Oly Ilunga.

11
Une mère congolaise pleure son enfant emporté par Ebola le 17 décembre 2018 à Beni, dans la province du Nord-Kivu. GORAN TOMASEVIC