Ebola : le virus a fait 25 morts en République démocratique du Congo, toute l'Afrique de l'Est en état de "haute alerte"

Selon un nouveau bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de morts dus à Ebola en RDC s'élève à 25, sur un total de 45 cas, dont 14 confirmés.

Une équipe médicale est aspergée de chlore à la sortie de l\'hôpital de Bikoro, en République démocratique du Congo, où sont soignés des malades d\'Ebola, le 12 mai 2018.
Une équipe médicale est aspergée de chlore à la sortie de l'hôpital de Bikoro, en République démocratique du Congo, où sont soignés des malades d'Ebola, le 12 mai 2018. (MARK NAFTALIN / UNICEF)

La situation empire de jour en jour. La Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) s'est déclarée, vendredi 18 mai, en état de "haute alerte" au virus Ebola. Parmi les États membres, la Tanzanie, l'Ouganda, le Soudan du Sud, le Rwanda et le Burundi sont voisins de la République démocratique du Congo, confrontée à une épidémie de fièvre Ebola depuis début mai. Seul le Kenya n'a pas de frontière avec ce pays.

"Tous entretiennent des échanges commerciaux avec d'importants trafics transfrontaliers", a aussi rappelé cette organisation sous-régionale dans un communiqué. "Ces facteurs font que l'EAC se trouve en état de haute alerte", même si aucun cas d'Ebola n'a encore été identifié dans la région, poursuit-elle.

Mesures de sécurité

"Les États membres ont mis en place une série de mesures de sécurité", incluant l'examen rapide de personnes arrivant de la RDC, la mobilisation des personnels de santé, la mise en place et le renforcement des capacités de centres ad hoc, ainsi que la sensibilisation des populations.

Selon un nouveau bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de morts dus à Ebola en RDC s'élève à 25, sur un total de 45 cas, dont 14 confirmés. L'épidémie est apparue au début du mois de mai dans une zone rurale du nord-ouest de la RDC, avant de se propager à Mbandaka, ville d'environ 1,5 million d'habitants située sur le fleuve Congo et reliée à Kinshasa par de nombreuses liaisons fluviales. Un Comité d'urgence de l'OMS doit décider vendredi à Genève si la situation constitue "une urgence de santé publique de portée mondiale".