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Ebola : en Espagne, six hospitalisations dont un cas avéré

Une nouvelle personne a été admise par précaution à l'hôpital de Madrid qui traite les malades d'Ebola, portant à six le nombre d'hospitalisations en Espagne, deux jours après l'annonce de la contagion d'une aide-soignante.

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L'entrée de l'hôpital Carlos III, à Madrid (Espagne), le 7 octobre 2014. (DANI POZO / AFP)

Deux jours après l'annonce de la contagion d'une aide-soignante atteinte du virus Ebola, la première hors d'Afrique, six personnes sont hospitalisées, mercredi 8 octobre. Parmi elles, l'aide-soignante est le seul cas avéré. Agée d'une quarantaine d'années, elle faisait partie de l'équipe qui a soigné deux missionnaires espagnols, touchés par le virus et décédés respectivement le 12 août et le 25 septembre.

Qui sont les personnes hospitalisées ?

Hormis l'aide-soignante, figurent parmi les personnes hospitalisées son mari, à haut "risque", et une deuxième aide-soignante admise mardi soir avec de la fièvre. Il y a aussi deux infirmières, une admise mercredi matin et une autre qui pourrait sortir dans la journée. Un ingénieur de retour d'Afrique a été admis et pourrait également sortir rapidement.

Une cinquantaine de personnes qui ont pu être en contact avec l'aide-soignante et le deuxième missionnaire sont déjà surveillées. D'autant que l'aide-soignante a présenté des symptômes dès le 30 septembre, mais n'a été hospitalisée que lundi 6 octobre.

Peut-il y en avoir d'autres ?

Outre ces personnes surveillées, une enquête est en cours afin d'identifier tous les habitants de la région qui ont pu être exposés. Toutefois, l'aide-soignante touchée par le virus Ebola en Espagne "est surtout restée chez elle" à Madrid après avoir ressenti les premiers symptômes, car elle était en congés. Elle affirme avoir respecté le protocole, selon deux entretiens avec elle et son mari publiés par le journal El Mundo (en espagnol).

Le même journal est parvenu à joindre par téléphone l'aide-soignante. Interrogée par le journaliste sur la façon dont elle a pu contracter le virus, cette dernière répond : "Je ne saurais pas le dire, je n'en ai aucune idée". "Avez-vous fait quelque chose d'étrange ? Etiez-vous inquiète en sortant de la chambre des malades ?", poursuit le journaliste. "Non", répond l'aide-soignante avant de mettre fin à la conversation, expliquant qu'elle était épuisée.

Le journal ABC rapporte cependant, de son côté, que la malade est restée plusieurs heures dans la salle d'attente du service des urgences d'un hôpital d'Alcorcon, dans la banlieue de Madrid, où elle s'est rendue avant d'être admise à Carlos III, l'hôpital où sont traités les personnes atteintes par le virus Ebola.

Par ailleurs, les autorités sanitaires ont donné l'ordre d'euthanasier le chien de l'aide-soignante, celui-ci pouvant être porteur du virus. Mais cette décision a entraîné une polémique sur les réseaux sociaux et des militants de la cause animale se sont regroupés devant le domicile de l'aide-soignante, mercredi matin, afin d'empêcher aux services sanitaires d'y pénétrer. A la mi-journée, l'animal était donc toujours en vie.

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