Ebola : deux traitements prometteurs font chuter le taux de mortalité

Ces deux traitements sont des anticorps qui neutralisent la capacité du virus à affecter d'autres cellules.

Des soignants préparent des vaccins contre le virus Ebola, le 27 juillet 2019, à Butembo, en République démocratique du Congo. 
Des soignants préparent des vaccins contre le virus Ebola, le 27 juillet 2019, à Butembo, en République démocratique du Congo.  (JC WENGA / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'espoir d'un traitement contre le virus Ebola se dessine. Deux médicaments ont augmenté significativement le taux de survie des patients dans le cadre d'un essai clinique mené en République démocratique du Congo, ont annoncé, lundi 12 août, les autorités sanitaires américaines, qui ont cofinancé l'étude.

Ces deux traitements, intitulés REGN-EB3 et mAb114, sont des anticorps monoclonaux qui agissent en neutralisant la capacité du virus à affecter d'autres cellules. "Ils sont les premiers médicaments qui, dans le cadre d'une étude scientifique solide, ont clairement montré une diminution significative de la mortalité chez les personnes atteintes du virus Ebola", a souligné auprès de l'AFP Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses et des allergies.

Un taux de mortalité sous les 30% 

Parmi les quelque 500 personnes dont les données ont été analysées (sur un total de 681 participants), la mortalité est tombée à 29% avec le REGN-EB3. Ce taux atteint 34% avec le mAb114. A titre de comparaison, le taux de mortalité est compris entre 60 et 67% pour les personnes ne prenant aucun traitement. 

La phase actuelle de cette étude, initiée en novembre dans le pays africain, va être arrêtée afin que tous les futurs patients reçoivent ces traitements. Les patients pourront faire le choix de prendre ces deux traitements au lieu de deux autres médicaments, le Zmapp et le Remdesivir. Les taux de mortalité pour ces deux derniers produits sont respectivement de 49% et 53%. Les autorités américaines ont ajouté que l'analyse définitive des données récoltées serait réalisée fin septembre ou début octobre, et que les résultats complets seraient ensuite publiés.