Week-end de l'Ascension : "L'objectif, c'est de faire preuve de pédagogie" sur la règle des 100 km, assure la porte-parole de la gendarmerie nationale

"Pédagogie" et "discernement" sont les maîtres-mots de la gendarmerie nationale, chargée de contrôler le respect de la limitation à 100 km du domicile hors de son déplacement, lors du premier week-end prolongé depuis le début du déconfinement.

À Vesoul (Haute-Saône), sur la RN57 en direction de Besançon, la gendarmerie effectue un contrôle à la veille du week-end prolongé de Pâques, le 10 avril 2020.
À Vesoul (Haute-Saône), sur la RN57 en direction de Besançon, la gendarmerie effectue un contrôle à la veille du week-end prolongé de Pâques, le 10 avril 2020. (FRANCE BLEU BESANÇON / RADIO FRANCE)

Pour le premier week-end prolongé post-confinement, celui de l'Ascension, les contrôles sur les routes et les gares ont été renforcés. "L'objectif, c'est de faire preuve de pédagogie et de discernement" pour faire respecter la limitation des déplacements à 100 km à vol d'oiseau du domicile, assure jeudi 21 mai sur franceinfo la lieutenante-colonelle Maddy Scheurer, porte-parole de la gendarmerie nationale.

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Les particuliers qui enfreignent la règle des 100 km hors de leur département encourent une amende de 135 euros par personne, voire 200 euros s'ils récidivent dans les deux semaines. Le ministère de l'Intérieur n'a pas communiqué le nombre d'effectifs mobilisés du côté forces de l'ordre, mais les contrôles sur les routes et les gares sont plus nombreux. 

Une appréciation "au cas par cas"

"Nous sommes déployés sur l'ensemble du territoire de façon à s'assurer que les gens qui circulent le font bien dans le périmètre autorisé", affirme la lieutenante-colonelle Scheurer. "Nous vérifions que chacun a pu bien s'approprier la règle des 100 km en dehors du département, et que les personnes qui effectuent des trajets supérieurs le font pour l'un des motifs impérieux inscrits dans l'attestation de déplacement", ajoute-elle.

"Chaque situation est différente, ce qui rend les contrôles difficiles puisque chacun affiche un motif particulier", indique la porte-parole de la gendarmerie nationale. Est-ce donc à l'agent sur le terrain d'apprécier au cas par cas, et de faire preuve de tolérance au besoin ? "Exactement", confirme Maddy Scheurer.

"Les gendarmes connaissent bien leur secteur"

"On est à la dixième semaine d'efforts depuis le confinement, on a désormais un certain nombre de déplacements autorisés, la règle s'est assouplie. Et nous, les forces de l'ordre, accompagnons la population pour la protéger, en s'assurant qu'elle respecte les nouvelles règles, ainsi que la distanciation sociale", explique la lieutenante-colonelle.

On demande aux gens d'être raisonnables.Maddy Scheurer, gendarmerie nationalesur franceinfo

"Quand on est gendarme, on connaît bien son secteur, et on a une idée précise de cette zone des 100 km à vol d'oiseau et des déplacements qui excéderaient cette limite", poursuit-elle. Et d'ajouter : "On n'est pas au kilomètre près, mais on a des outils techniques si vraiment il y a un doute. On continue à expliquer, et accompagner cette mesure. Il faut surtout retenir qu'il ne faudrait pas mettre en péril tout ce qui a été fait depuis le 17 mars pour freiner la propagation de l'épidémie."