Violences conjugales : "Nous sentons que le confinement commence à durer", déplore le procureur d'Eure-et-Loir

Depuis le début du confinement, mardi 17 mars, environ 400 000 contraventions pour non-respect de mesures barrière ont été dressées.

France 3

Mercredi 8 avril, au 23e jour du confinement commencé le 17 mars afin de contenir l'avancée de la contamination au Covid-19, environ 400 000 contraventions ont été dressées par les forces de l'ordre pour non-respect de la mesure barrière. "Ce n'est pas en ce qui concerne les violations du confinement en tant que telles que nous sentons le plus que le confinement dure", explique Rémi Coutain, procureur d'Eure-et-Loir.

Hausse des violences conjugales

"Là où nous sentons que le confinement commence à durer, c'est dans deux domaines bien particuliers. D'une part, celui des contacts avec les forces de l'ordre. Plus les jours passent et plus on sent que les policiers et les gendarmes sont face à des personnes qui acceptent mal les contrôles. (...) D'autre part, c'est en matière de violences intrafamiliales, et notamment de violences conjugales, que nous sentons le plus que le confinement commence à durer", poursuit le fonctionnaire. 

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Une affiche de l\'association NousToutes, en soutien aux victimes de violences conjugales, physiques et sexuelles dans le contexte du confinement, placardée à Paris le 25 mars 2020. 
Une affiche de l'association NousToutes, en soutien aux victimes de violences conjugales, physiques et sexuelles dans le contexte du confinement, placardée à Paris le 25 mars 2020.  (DENIS MEYER / HANS LUCAS)