Violences conjugales : le dispositif d'alerte en pharmacie mis en place pour le confinement utilisé pour la première fois à Nancy

Samedi, un homme a été interpellé après un signalement dans une officine de Nancy, c’est la première fois que le nouveau dispositif d'alerte mis en place pendant le confinement produit des effets.

Les pharmacies peuvent désormais vendre des masques grand public.
Les pharmacies peuvent désormais vendre des masques grand public. (LOIC VENANCE / AFP)

C'est dans l'après-midi du samedi 28 mars que la jeune femme de 22 ans, enceinte de cinq mois, se rend dans une officine de Nancy. Elle a entendu parler du dispositif d’alerte dans les pharmacies, lancé par le ministre de l'Intérieur deux jours plus tôt. Un système pour toutes les femmes victimes de leur conjoint, dans cette période où le huis clos familial accentue le danger. Près de 35% de hausse des violences conjugales ont été enregistrées en France pour la seule première semaine du confinement.

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Retranchée dans la pharmacie, la jeune femme explique aux policiers, prévenus par la pharmacienne, qu'une nouvelle dispute avec son conjoint a éclaté, qu'il l'a giflée et menacée avec un couteau. L'homme est aussitôt interpellé à leur domicile, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre chez eux et de la contacter. Il sera jugé le 5 juin prochain.

Le 17, le 112 ou le 3919

Cette coopération des officines est un plus, estime ce policier de Nancy, en charge de l'affaire : "Toutes les solutions sont bonnes à prendre. Du moment que l'on peut aider les victimes." Dans ce genre de cas le policier préconise "de faire par téléphone le 17 police-secours ou le 112. Ensuite, les personnes qui n'ont pas de téléphone ou de moyen de communiquer peuvent se rendre au commissariat. Si le commissariat est trop loin, elles peuvent se rendre en pharmacie ou contacter des voisins et essayer d'appeler de l’aide".

Face aux violences conjugales, il y a les numéros de téléphone comme le 17, le 112, mais aussi le 3919, ou encore le 119 pour les violences concernant les enfants. Si vous êtes témoin ou victime, vous pouvez également effectuer un signalement sur la plate forme gratuite et anonyme : arretons.les violences.gouv.fr.

À Nancy, une femme a utilisé le dispositif d'alerte en pharmacie pour dénoncer son conjoint - Delphine Gotchaux
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