VIDEOS. Coronavirus : face à l'Assemblée en format restreint, Edouard Philippe fustige les trafics de masques de protection et loue les "initiatives de solidarité"

La pandémie de coronavirus va révéler "ce que l'humanité a de plus beau et aussi ce qu'elle a de plus sombre", a également observé le Premier ministre, dans un hémicycle au format réduit, alors que l'Assemblée nationale a repris ses travaux jeudi matin.

Le Premier ministre à l\'Assemblée nationale, qui fonctionne en mode restreint, le 19 mars 2020.
Le Premier ministre à l'Assemblée nationale, qui fonctionne en mode restreint, le 19 mars 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Dans ces périodes de crise, nous allons voir ce que l'humanité a de plus beau et aussi ce qu'elle a de plus sombre." Interrogé lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée organisée en format restreint, à la suite du confinement mis en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, jeudi 19 mars, le Premier ministre Edouard Philippe a fustigé les trafics de masques de protection. "J'évoquais ceux qui vont vouloir trafiquer sur des ressources rares comme les masques. C'est évidemment ce qu'il y a de plus sombre et il y a peut-être encore plus sombre dans l'âme humaine", a-t-il poursuivi.

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Interrogé sur les problèmes de manque de masques, Edouard Philippe a détaillé la situation. "Le port du masque pour la population générale n'est pas recommandé. D'abord parce que l'utilité du port du masque de façon générale est inutile et prive ceux qui ont besoin des masques parce que leur activité les place (...) directement au contact des malades", a-t-il expliqué.

"Des initiatives absolument admirables"

Le Premier ministre est aussi revenu sur les applaudissements destinés au personnel soignant. "Aujourd'hui, quand on a envie d'aider les soignants, on peut, et c'est un geste assez remarquable, les applaudir à 20 heures sur son balcon, on peut aussi se dire que la meilleure façon de les aider, c'est de respecter les gestes barrières et le confinement. Moins spectaculaire peut-être mais encore plus important".

"Mais nous allons voir aussi des initiatives absolument admirables, de solidarité, d'intelligence, d'engagement. Et il faut que ces initiatives puissent prospérer", a-t-il plaidé.

Edouard Philippe répondait notamment à la question du coprésident du groupe Libertés et Territoires Philippe Vigier, qui soulignait que dans son département d'Eure-et-Loir, des "centres Covid" allaient être montés. "Avec le soutien des maires, nous allons ouvrir des salles municipales où, avec du personnel médical, des infirmières, nous allons accueillir des patients pour faire du triage, prendre en charge ceux qui nécessitent une prise en charge d'extrême urgence", a-t-il expliqué.