Vidéo Prime pour les salariés de la "seconde ligne" exposés au Covid-19 : "Il y aura un effet de déception", craint le patron du Medef

Publié Mis à jour
Article rédigé par
Radio France

Selon Geoffroy Roux de Bézieux, le gouvernement va annoncer "la reconduction de la 'prime Macron'", c'est-à-dire "des primes défiscalisées jusqu'à 1 000 euros pour tous les salariés", qui seront versées par les entreprises.

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, assure lundi 15 mars sur franceinfo qu'"il y aura un effet de déception" chez les salariés alors que le gouvernement réfléchit à une prime pour les travailleurs de la "deuxième ligne", notamment les caissiers, les éboueurs ou les routiers.

>> Covid-19 : Jean Castex réunit syndicats et patronat pour se projeter sur "la sortie de crise", suivez notre direct

"Je crains juste que le gouvernement pour, entre guillemets, se débarrasser de ce sujet redonne le manche aux entreprises. Il y aura un effet de déception", assure-t-il. Le gouvernement organise lundi une conférence de dialogue social. Jean Castex échangera à partir de 15h30 avec les organisations syndicales et patronales en visioconférence pour évoquer notamment cette prime.

"Défavorable aux primes ciblées"

Un geste pour les travailleurs de la "deuxième ligne", qui ont été sur le pont pendant les deux confinements. Plus de 4,5 millions de Français pourraient en profiter. Mais Geoffroy Roux de Bézieux se dit "défavorable à un système de primes ciblées parce que dans une même entreprise, si vous pouvez donner une prime à une catégorie et pas aux autres, cela crée d'énormes problèmes."

Selon lui, le gouvernement va annoncer "la reconduction de la prime dite 'prime Macron' que moi j'appelle la prime patron", c'est-à-dire "des primes défiscalisées jusqu'à 1 000 euros pour tous les salariés" versées par les entreprises. Selon lui, le gouvernement prévoit "un dispositif deuxième étage jusqu'à 2 000 euros pour les salariés identifiés, décrits comme seconde ligne", ajoute le président du Medef.

Le patron du Medef semble pessimiste sur la capacité pour certaines entreprises de verser ces primes : "C'est l'année où le sujet est de savoir comment on va pouvoir maintenir des augmentations de salaire ou des primes alors que la plupart des entreprises, il y a des exceptions, seront dans une situation financière difficile."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.