VIDEO. "J'aurais aimé être confiné, mais on n'a pas le choix", témoigne un livreur

Par crainte de n'être indemnisé ni par Deliveroo ni par l'État, Hamza a décidé de poursuivre son activité. Il témoigne.

BRUT

"J’aurais aimé, moi, écouter le président de la République et être confiné avec ma femme qui est enceinte mais malheureusement je peux pas."

Hamza est livreur. Malgré les mesures de confinement, il continue de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. "On a l'habitude maintenant de se faire exploiter, malheureusement", regrette-t-il. En effet, les entreprises de livraison n'indemnisent pas les livreurs voulant suspendre leur activité. Certaines entreprises comme UberEats indemnisent uniquement les personnes contaminées par le Covid-19.

C'est pour le loisir, le plaisir des gens, pour qu'ils vivent mieux leur confinement, nous on est là pour eux.

Hamza

à Brut.

Pour Hamza, les services de livraison sont des services "récréatifs" qui ne relèvent pas du besoin. "Tu es pas dans la nécessité d'avoir un burger ou une pizza livrée par des livreurs", estime-t-il. Depuis juillet 2019, les livreurs dénoncent un changement de tarification et une baisse de leurs revenus.

VIDEO. \"J\'aurais aimé être confiné, mais on n\'a pas le choix\", témoigne un livreur
VIDEO. "J'aurais aimé être confiné, mais on n'a pas le choix", témoigne un livreur (BRUT)